QUÉBEC, TERRE D’ACCUEIL…

«Ce qui irrite les Québécois, dans cette situation, c’est qu’on détourne commun de culture le processus régulier résolument française, ces apports ont pour effet d’enrichir notre collectivité par leur diversité. Et il n’est pas simplement question, d’immigration, voire même celui visant à obtenir le statut de réfugié.» Le Québec a été, demeure et sera toujours une terre d’accueil. Il y a plusieurs milliers d’années, des peuplades originaires des steppes de Sibérie, qui suivaient les migrations du gibier transitant par un détroit de Béring devenu praticable en raison d’un refroidissement du climat, ont colonisé les Amériques et développé des cultures et civilisations florissantes, jusqu’à ce que les Européens débarquent à leur tour, sporadiquement d’abord, puis de façon beaucoup plus systématique. D’autres sont ensuite venus se joindre à notre aventure en terre d’Amérique, et ce, de façon plus ou moins intensive en fonction des événements survenant à l’étranger (arrivée importante de la responsabilité d’assurer des conditions de vie décentes à ces gens, qui, peu à peu, s’établissent, occupent des emplois, ont des enfants, eux-mêmes citoyens canadiens parce que nés ici. Comme il ne s’agit généralement pas de gens persécutés dans leur pays d’origine, il est probable que la demande d’une importante majorité d’entre eux sera refusée. Cela dit, il sera très souvent difficile, voire impossible, humainement parlant, de déporter ces personnes vers leur pays d’origine… Ce qui irrite nombre de Québécoises et Québécois, dans cette situation, c’est qu’on détourne ainsi le processus régulier d’immigration, voire même celui visant à obtenir le statut de réfugié. Devant ce Hongrois à partir de 1956, fait, le chef de l’opposition d’Haïtiens à partir de officielle, Jean-François 1957, de Chiliens à partir de 1973, de Vietnamiens à partir de 1975, etc). Se greffant à un tronc Lisée, a proposé, cet été, de suspendre, fut- ce temporairement, le statut de «pays tiers sûr» reconnu par le Canada aux États-Unis (et vice- versa). De quoi est-il question? Fort simple. En vertu de ce statut, les deux pays reconnaissent mutuellement, qu’il existe, ici, d’un enrichissement culturel. Considérant le fait que le Québec risque fort d’être sous peu confronté à une sérieuse pénurie de main-d’oeuvre, l’immigration demeure toujours aussi essentielle à la prospérité de notre nation, ainsi qu’à la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens. Pourquoi, dans ce cas, l’arrivée massive d’«immigrants illégaux» — «irréguliers», dirons certains — en provenance des États-Unis aura-t-elle donc fait tant réagir? Serait-ce parce que, comme le prétend le premier ministre Couillard, les Québécoises et Québécois, si ouverts, accueillants et tolérants, il n’y a pas si longtemps encore, auraient tout à coup été atteints par ce mal insidieux du «racisme systémique», au point d’y consacrer une «consultation» dont le travail de culpabilisation s’effectuerait… à huis clos? C’est que l’immigration ne relève que partiellement de la responsabilité de l’État québécois, tout ce qui touche la réunification des familles et les réfugiés étant du ressort exclusif du gouvernement fédéral. Or, il est question ici de demandeurs du statut de réfugié, qui leur sera octroyé ou non, au terme d’un processus d’évaluation pouvant durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sinon plusieurs mois, quand ce n’est pas plusieurs années. Entre-temps, et bien qu’il n’ait pas voix au chapitre, c’est au gouvernement québécois qu’incombe dans l’autre, un État de droit, démocratique et respectueux des droits humains. Les conditions de vie étant convenables dans les deux pays, chacun d’eux doit refuser l’accès à toute personne s’étant d’abord présentée sur le territoire de l’autre. C’est ce qui a conduit ces centaines de malheureux à passer la frontière à travers champs, plutôt que de se présenter aux postes frontières, où ils auraient inévitablement été refoulés, étant entendu qu’une fois la frontière passée, le Canada a la responsabilité, en vertu du droit international, d’accueillir la personne revendiquant le statut de réfugié et d’analyser sa demande. Le Québec n’étant pas encore un État indépendant, il n’a pas le moindre contrôle sur ses frontières. C’est le Canada, qui, pour le moment, contrôle les frontières. Or, le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a publiquement fait savoir que toutes ces personnes seraient accueillies à bras ouverts, les encourageant, de ce fait, à entreprendre leur migration vers le nord, ce qui a clairement contribué à cette situation dont l’ampleur fut inattendue. Le Québec n’a aucune prise sur cet afflux important de demandeurs du statut de réfugié, mais il est tenu de les prendre en charge… Combien d’arguments seront encore nécessaires pour convaincre du caractère dysfonctionnel du régime fédéral canadien et de la nécessité de l’indépendance du Québec?

 

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