Coupes dans le communautaire en Outaouais - Les craintes du Parti Québécois se confirment

Le député de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean François Lisée, le député de Rimouski et porte-parole en matière de lutte à la pauvreté, de solidarité et d’économie sociale, Harold LeBel, ainsi que le député de Verchères et responsable pour la région de l’Outaouais, Stéphane Bergeron, dénoncent la décision de la ministre déléguée Lucie Charlebois de détourner les budgets du milieu communautaire vers le réseau de la santé et des services sociaux.

En effet, jeudi dernier, nous avons appris de la bouche de la ministre qu’une somme de 1,2 million, provenant du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) et octroyée à un organisme de l’Outaouais, le Centre d’aide 24/7, sera transférée au budget du nouveau CISSS de l’Outaouais, un établissement créé par le projet de loi 10, adopté sous bâillon.

«Alors qu’en commission parlementaire, les ministres Gaétan Barrette et Lucie Charlebois avaient promis qu’en aucun cas des sommes dédiées au communautaire seraient affectées à une autre enveloppe, ailleurs dans le réseau, le gouvernement fait volte-face et renie sa parole. Nous avons fait état de nos craintes à plusieurs reprises au cours de l’étude détaillée du projet de loi 10 et, chaque fois, le ministre s’est défendu en disant que jamais une telle chose ne se produirait», a déclaré Jean François Lisée.

«Cette décision démontre une profonde incompréhension de la part des deux ministres de ce qu’est et de ce que fait le milieu communautaire, qui doit déjà composer avec le refus du gouvernement libéral de rehausser son financement à la mission globale. Nous dénonçons ce transfert de sommes et joignons notre voix à celle du milieu communautaire pour demander au premier ministre de ramener à l’ordre ses ministres et de ne pas couper les vivres aux organismes communautaires», a ajouté Harold LeBel.

Les ministres brisent leurs promesses

«Aujourd'hui, nos pires inquiétudes se confirment. Ce geste posé par la ministre Charlebois concernant le Centre d’aide 24/7 ouvre la porte à des décisions analogues dans toutes les régions du Québec. Ce qui se passe en Outaouais est contraire à toutes les promesses faites par les ministres concernés et est tout simplement injustifiable, d’autant plus qu’il s’agit d’un service qui fonctionne bien. La population de la région, qui doit déjà composer avec un déficit historique sur le plan du financement des services de santé et des services sociaux, ne peut s’expliquer qu’on veuille couper cette ressource indispensable», de signaler Stéphane Bergeron.

Rappelons qu’en commission parlementaire, le 6 novembre dernier, la ministre déléguée Lucie Charlebois disait :

«Il va falloir des mausus de bonnes raisons pour qu’une autorisation [de transférer des sommes] soit demandée au ministre et à la ministre déléguée.»

Le ministre de la Santé ajoutait, le 6 décembre :

«[Il] faudrait qu’il y ait une situation de méchante urgence pour déplacer un budget. On peut imaginer un scénario catastrophique; là, on pourrait avoir une épidémie d’Ebola au Québec.»

«Où est la catastrophe dans cette situation? L’argent du PSOC doit rester au PSOC, et le gouvernement doit cesser de piger dans l’enveloppe du communautaire pour renflouer les coffres des établissements», ont conclu les députés.

Les budgets de la Santé publique de l'Outaouais amputés de 651700 dollars

Le député de Verchères et député parrain de la région de l’Outaouais, monsieur Stéphane Bergeron, dénonce les coupes de 651 700 dollars en santé publique qui seront imposées à la région à compter du 1er avril prochain. Pour tout le Québec, les coupes s’élèveront à 23,7 millions de dollars.

«L’obsession libérale de procéder à des économies de bouts de chandelle à courte vue obligera assurément les directions régionales à couper dans certains services, ce qui entraînera inévitablement de graves conséquences à moyen et à long termes pour la santé de la population et… pour les finances publiques du Québec; quelle ironie!», a déclaré monsieur Bergeron.

Rappelons qu’en septembre dernier, lors du dépôt du projet de loi 10, le ministre Gaétan Barrette avait annoncé son intention de couper 20 millions de dollars en santé publique, ce qui avait déjà soulevé de sérieuses inquiétudes. On apprend maintenant qu’il met de nouveau la hache dans un programme pourtant essentiel et qu’il y retranche 3,7 millions de dollars supplémentaires. C’est injustifiable.

«La santé publique, c’est la prévention, la vaccination, la surveillance des maladies infectieuses, la lutte contre le tabagisme, le dépistage du cancer du sein et bien d’autres services tous aussi essentiels. La santé publique apporte également un soutien essentiel lors de catastrophes, comme ce fut le cas à Lac-Mégantic, en 2013. Ces exemples démontrent que le gouvernement libéral, contrairement à ce qu’il tente de faire croire, ne fait pas que couper dans les structures, mais bien directement dans des services qui ont des effets bénéfiques au quotidien. Ces coupures constituent un autre mauvais choix du gouvernement, alors même que la région de l’Outaouais fait déjà face à des problématiques importantes en matière de santé. Déjà sous-financée, la santé publique est pourtant loin de représenter une dépense; il s’agit plutôt d’un investissement! Le gouvernement actuel, dirigé par des médecins, devrait la promouvoir et non l’amputer», d’ajouter le député de Verchères.

«Pour chaque dollar investi en prévention et en santé publique, le retour est incontestablement supérieur à l’investissement. Qu’il suffise de signaler, à titre d’exemple, qu’un dollar investi dans la lutte contre le tabagisme rapporte 20 dollars. La “logique” qui semble guider les choix du gouvernement libéral échappe à toute analyse rationnelle. Pourquoi couper des investissements qui permettent de telles économies à long terme et qui permettent surtout à tant de Québécoises et de Québécois de vivre en santé le plus longtemps possible? C’est incompréhensible», de conclure Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron remet une plaque à la municipalité de Verchères

C’est lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 2 mars dernier que le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a remis au maire de Verchères, monsieur Alexandre Bélisle, une attestation destinée à la municipalité et qu’il avait acceptée en son nom, le 6 juin dernier, des mains du ministre des Affaires municipales, alors que le Prix du Mérite municipal 2014, dans la catégorie «Citoyenne» était décerné à madame Suzie Auclair, entre autres, pour le très populaire festival Musique sur le Fleuve, dont elle est l’instigatrice et qui a fait le plaisir des mélomanes pendant plusieurs étés.

«La Municipalité est heureuse de recevoir ce prix qui souligne une belle initiative locale favorisant le développement de la culture. Après quelques années d’existence, Musique sur le Fleuve a été remplacée, à l’été 2014, par l’événement “Verchères en Musique” et, à compter de l’été 2015, plus précisément en août, le projet subit encore quelques transformations afin de respecter les budgets. “Verchères en Musique” se déplacera sur le parvis de l’église avec une nouvelle formule. Nous invitons la population à assister en grand nombre à cet événement. Les détails suivront dans quelques mois», a affirmé monsieur Bélisle.

«Il me fait plaisir de remettre cette plaque à son destinataire, la municipalité de Verchères. Cela me permet de souligner le travail remarquable des personnes et organismes qui s’emploient à faire de nos communautés des endroits où il fait bon vivre. C’est notamment le cas à Verchères et madame Auclair y aura assurément contribué par son engagement constant dans la communauté, avec les élèves de son école de musique, et par des initiatives originales, telle que Musique sur le fleuve. J’aime à penser que la nouvelle formule mise de l’avant par la municipalité nous permettra de revivre ce fascinant voyage musical autour du monde que permettait la tenue de cet événement. L’attestation remise par le ministre se veut un incitatif, pour les municipalités, à soutenir de telles initiatives, ainsi que les personnes et organismes qui en sont responsables, qui constituent des exemples à suivre partout au Québec et que nous honorons afin de leur témoigner de notre gratitude et de l’immense fierté qu’ils nous inspirent», de conclure Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron dénonce la tendance à l'opacité caractérisant le gouvernement libéral

Alors qu’il intervenait à l’Assemblée nationale, le 19 février dernier, dans le cadre du débat sur l’adoption du projet de loi 28, Loi dite de «mise en œuvre du budget et visant le retour à l’équilibre budgétaire», le député de Verchères et leader parlementaire adjoint de l’opposition officielle, monsieur Stéphane Bergeron, a vivement dénoncé ce qu’il a appelé la «harperisation» des façons de faire du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

«Ce projet de loi 28 touchant prétendument la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget contient nombre de dispositions qui n'ont strictement rien à voir avec ce qui a été annoncé par le ministre des Finances! C’est un projet de loi fourre-tout, monstrueux, un projet de loi “mammouth”, pour reprendre l’expression désormais consacrée à Ottawa. C'est le genre de pièces législatives qu'on n'avait jamais véritablement vues à Québec. Il semble qu’on ait succombé à la tentation de copier, d’importer ici, dans notre Assemblée nationale, ces pratiques plus ou moins heureuses qu’on observe au Parlement fédéral depuis l’élection des conservateurs de Stephen Harper», a d’entrée de jeu déclaré Stéphane Bergeron.

«On assiste, depuis le début de cette session, à un certain nombre de dérives pour le moins préoccupantes de la part du gouvernement libéral, qui démontrent clairement que ce gouvernement n'est pas, contrairement aux prétentions du premier ministre, “l'un des gouvernements les plus transparents de l'histoire”. Il s’agit plutôt du gouvernement de l'opacité, des manœuvres en catimini», a martelé monsieur Bergeron.

«J’en veux aussi pour preuve, a-t-il poursuivi, le projet de loi 10 bouleversant l’organisation du système de santé et de services sociaux, adopté sous bâillon, où le gouvernement nous dévoilait ses véritables intentions au compte-gouttes en déposant des liasses d’amendements, et ce, jusqu’à la toute dernière minute. Même chose avec le projet de loi 20, décrétant notamment la charge de travail à laquelle devront s’astreindre les omnipraticiens, qui n’énonce essentiellement que de grands principes, les modalités d’application devant être explicitées dans la règlementation, qui nous est toujours inconnue et qui échappe au contrôle parlementaire, sans compter que le projet de loi 28 prévoit notamment de soustraire le ministre de la santé de l’obligation de procéder à la prépublication de certains règlements.»

«Comme si ça ne suffisait pas déjà, on apprend que les ministres et députés libéraux ne peuvent plus s’adresser aux journalistes avant d'avoir eu les lignes du cabinet du premier ministre. Non content d'imposer le bâillon à l'opposition, voilà que le premier ministre impose le bâillon à sa propre députation! Ça rappelle l’autoritaire “toé, tais-toé!” attribué à l’ex-premier ministre Duplessis. Il s’agit de réminiscences d’une époque que nous pensions révolue, mais il semble bien que Philippe Couillard ait décidé de s’en inspirer… C’est extrêmement préoccupant», de conclure, outré, Stéphane Bergeron.

Le GMF des Seigneuries poursuivra ses opérations

Au terme de plusieurs échanges survenus ces dernières semaines, sous les auspices du bureau du député de Verchères, entre le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, le Groupe de médecine familiale (GMF) des Seigneuries et le Centre de santé et de services sociaux Pierre-Boucher, la responsable du GMF, Dre Anne Lévesque, ainsi que monsieur Stéphane Bergeron, n'étaient pas peu fiers d'annoncer qu'une entente était survenue quant à la reconduction du financement permettant la poursuite des opérations du GMF, et ce, au bénéfice de ses quelque 6 800 patients sur le territoire.

On se souviendra qu'il y a quelques semaines, le ministre Barrette avait enjoint les GMF à atteindre leurs cibles, quant au nombre de patients devant être pris en charge, sous peine de voir leur financement amputé. Aux prises avec des circonstances particulières (congé de maternité et de maladie, postes à combler, départ à la retraite), le GMF des Seigneuries tombait néanmoins sous le coup de l’obligation de respecter les engagements contractuels auxquels il doit se conformer et se voyait donc menacé de coupures de financement mettant en péril sa survie.

Reconnaissant le contexte particulier avec lequel le GMF des Seigneuries doit composer depuis quelques années, ainsi que la pénurie de médecins affectant déjà le territoire, le ministère de la Santé et des Services sociaux a accepté de procéder à une réévaluation du dossier ayant permis d'en arriver à cette entente. «Je suis émue et reconnaissante que les efforts concertés de l’action citoyenne, l’écoute et l’intérêt de notre modèle de pratique par les élus et la collaboration des administrateurs de notre réseau, aient permis de faire émerger des solutions gagnantes pour tous!», de déclarer la docteure Lévesque.

«Il était inconcevable que le GMF cesse ses opérations. On ne pouvait tout simplement pas se permettre de perdre d'autres professionnels de la santé sur notre territoire. C'est ce que nous nous sommes employés à expliquer aux autorités du ministère et je salue l'ouverture dont toutes les parties ont su faire preuve pour parvenir à ce dénouement très attendu. Quelques détails d’ordre administratif doivent encore être réglés, mais je suis confiant que les discussions entre les partenaires se poursuivront dans le même esprit de collaboration, afin d’assurer le maintien des services, et ce, dans le meilleur intérêt de la population», de conclure Stéphane Bergeron.

 

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