Stéphane Bergeron rend hommage à feu l'adjudant Patrice Vincent

C'est dans le cadre d'une déclaration prononcée à l'Assemblée nationale, le 30 octobre dernier, que le député de Verchères et leader parlementaire adjoint de l'opposition officielle, monsieur Stéphane Bergeron, a tenu à rendre un hommage solennel à feu l’adjudant Patrice Vincent.

«Le 20 octobre dernier, il y a dix jours exactement, l’adjudant Patrice Vincent a perdu la vie à Saint-Jean-sur-Richelieu, conséquence d’un geste d’une lâcheté innommable, qui fut bientôt suivi par ceux non moins horribles posés à Ottawa et qui ont conduit au décès tout aussi tragique du caporal Nathan Cirillo. Ces événements sont d’autant plus choquants que, si l’on peut s’attendre à ce que les membres des Forces armées puissent se retrouver dans des situations périlleuses sur des théâtres d’opérations étrangers, on ne peut en aucun cas admettre qu’ils soient ainsi la cible d’attaques scélérates là où nous devrions nous sentir le plus en sécurité: chez nous», a déclaré monsieur Bergeron.

«L’adjudant Patrice Vincent résidait à Sainte-Julie. On dit de lui qu'il aimait la vie et qu'il était fier de servir au sein des Forces armées canadiennes. Serviable. Voilà, en effet, une qualité qu'on lui reconnaît. Aussi, je tenais à lui rendre cet hommage bien mérité», de poursuivre le député de Verchères.

«Je tiens également à transmettre mes plus sincères condoléances à sa mère, son frère et ses sœurs, ainsi qu’à ses proches et amis, qui font preuve de beaucoup de courage et d’une dignité exemplaire dans cette épreuve», de conclure Stéphane Bergeron, avant que l’Assemblée nationale ne procède à une minute de silence.

François Gendron et Léo Bureau-Blouin souligneront l'anniversaire du 15 novembre 1976

Dans le cadre de son traditionnel souper spaghetti, l’Association du Parti Québécois de Verchères accueillera, le 15 novembre prochain, à la salle des Chevaliers de Colomb de Sainte-Julie, deux conférenciers d'exception, messieurs François Gendron et Léo Bureau-Blouin, démontrant que l’indépendance n’est pas l’affaire d’une seule génération.

François Gendron, qui fut élu le 15 novembre 1976 et qui siège depuis à l'Assemblée nationale, nous fera revivre le moment historique de l’élection du premier gouvernement du Parti Québécois, alors porté par les espoirs que suscitaient le projet de pays. De son côté, Léo Bureau-Blouin, élu député de Laval-des-Rapides en 2012 après avoir été l'un des chefs de file du «printemps érable» et qui est aujourd'hui le président du Comité national des jeunes du Parti Québécois, exposera en quoi l'idée d’indépendance demeure toujours vivante chez les jeunes de sa génération, quoique de façon différente qu'au cours des années soixante.

«Malgré la défaite crève-cœur d’avril dernier et malgré les oiseaux de malheur qui ont conclu pour une énième fois à la mort du mouvement indépendantiste, le regard privilégié porté par ces deux acteurs d'importance, issus de deux générations différentes, sur la situation du Québec démontrera, si besoin était, que l’indépendance demeure toujours aussi pertinente et nécessaire», a déclaré le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron.

Signalons que ce souper spaghetti ne constitue pas, au sens de la Loi sur le financement des partis politiques, une activité de levée de fonds au profit du Parti Québécois de Verchères. Le coût du billet, qui est de 15$, ne couvre que le coût du repas et de la salle et ne donne droit à aucun crédit d’impôt.

Les personnes qui souhaitent réserver des billets pour cette activité toujours aussi courue peuvent le faire en téléphonant au 450 985-1619 ou au 450 652-3370.

L’Agence du revenu du Canada doit collaborer avec les corps policiers du Québec

Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, de même que le député de Matane-Matapédia et porte-parole en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, demandent au gouvernement libéral d’intervenir auprès du gouvernement fédéral afin que l’Agence du revenu du Canada (ARC) collabore et transmette de l’information au Service de police de la Ville de Montréal, tout comme elle le fait avec les autres corps policiers du Québec.

«L'ARC conteste l'ordonnance d'un juge de paix. Au lieu de se rendre devant les tribunaux, elle devrait obtempérer et collaborer. Nous interpellons également la ministre fédérale du Revenu national, Kerry-Lynne D. Findlay, afin que l’ARC transmette toute l’information pertinente aux corps policiers québécois. Pour une meilleure lutte contre le crime et l’évasion fiscale, nous sommes en droit de nous attendre à une collaboration pleine et entière de l’ARC», a déclaré Stéphane Bergeron.

Les députés demandent aux ministres des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, et de la Sécurité publique, Lise Thériault, d’intervenir directement auprès de leurs homologues fédéraux afin que le gouvernement Harper rappelle à l’ordre l’ARC.

«La lutte contre les économies souterraines nécessite une pleine coopération entre les autorités policières et l’ARC. Pourquoi refuser de collaborer avec les policiers de Montréal? Doit-on comprendre que pour les autorités fédérales, les corps policiers du Québec ne sont pas aussi dignes de confiance que la GRC? Avec les nombreuses enquêtes portant sur des fraudes actuellement en cours au Québec, tous les intervenants doivent s’impliquer afin que justice soit faite», a conclu Pascal Bérubé.

Pôle logistique à Contrecœur: l'opposition officielle interpelle le premier ministre

Soutenant les initiatives répétées du député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, le chef de l’opposition officielle et député de Chicoutimi, monsieur Stéphane Bédard, a profité de la période des questions, le 9 octobre dernier, pour interroger directement le premier ministre, Philippe Couillard, au sujet de ses intentions à propos du pôle logistique de transport et de son futur lieu d’établissement.

Le chef de l’opposition officielle a d’emblée rappelé que le gouvernement libéral a fait de l’installation d’un pôle logistique à Vaudreuil-Soulanges un enjeu électoral et un élément clef de sa stratégie maritime, alors même que le territoire concerné n’a encore fait l’objet d’aucun dézonage. «Dans un secteur où chaque pouce carré est zoné agricole, le problème, c'est donc qu'il n'y aura pas d'effet sur l'emploi à court terme», d’aviser le député de Chicoutimi.

Face aux réponses évasives du premier ministre, le chef de l’opposition officielle est revenu à la charge en mettant en évidence que le fameux «effet libéral», tant vanté en campagne électorale, ne se traduisait, pour l’instant, qu’en importantes pertes d’emplois dans toutes les régions du Québec et qu’il y a donc urgence à mettre en œuvre un plan pour rétablir la situation. «À Vaudreuil, on parle peut-être de revenus dans cinq ou dix ans, en raison du problème de dézonage. La stratégie du premier ministre, elle se résume à: voyons dans l'avenir, on va peut-être agir. C'est maintenant qu'il faut agir!», d’insister Stéphane Bédard.

D’ailleurs, le député de Verchères a quant à lui relevé une autre contradiction dans l’attitude du gouvernement. «S’il souhaite réellement, à brève échéance, favoriser l’emploi au Québec, le gouvernement ne peut se contenter d’établir le pôle logistique qu’à Vaudreuil-Soulanges. Ce site est loin d’être prêt à accueillir de telles installations et il favoriserait, en outre, les centres de distribution en Ontario, ainsi que les activités du port de New York, le principal concurrent du port de Montréal, qui constitue notre principal vecteur d’exportation. Contrecœur, en revanche, offre des terrains déjà dézonés, des infrastructures maritimes, routières, ferroviaires et même aériennes, à proximité, ainsi qu’un intérêt déjà très marqué de la part d’investisseurs privés. Tout est déjà en place, à Contrecœur, pour créer rapidement des emplois dans la région», de conclure Stéphane Bergeron.

Il faut garder ouvertes les voies de l'avenir

Suite à la défaite crève-cœur du 7 avril dernier et à l’aube de la course à la direction du Parti Québécois, dont les candidats seront bientôt connus, il importe plus que jamais d'ouvrir toute grande la porte au débat et à la réflexion. Certaines opinions ont d'ailleurs déjà été avancées. Ce débat est nécessaire et bienvenu, car la défaite n’en serait que plus grave si elle n’était pas génératrice d’un nouvel élan. Le moment me semble donc opportun pour faire le point sur ma propre vision des choses quant aux valeurs et enjeux qui vont retenir notre attention, au cours des prochains mois, et qui devraient éventuellement nous rassembler.

J’ai récemment eu l'occasion de prendre part, au cours de la même fin de semaine, à deux rassemblements d'importance; d’abord destiNation, qui a eu lieu à Montréal et qui rassemblait au moins un millier de personnes, mais aussi l’assemblée générale annuelle de l'Association du Parti Québécois de Verchères, à laquelle prenait part plus d'une centaine de membres. Deux belles occasions de constater que les indépendantistes, à l'intérieur comme à l’extérieur du Parti Québécois, disent finalement à peu près la même chose: nous voulons plus que jamais faire du Québec un pays, et ce, dans les meilleurs délais. L'indépendance n'est pas moins urgente ou nécessaire aujourd'hui qu'elle l'était en 1995, bien au contraire!

Malgré cet enthousiasme apparemment inaltéré, un autre constat s'impose: l'ensemble du mouvement souverainiste a été durement affecté par les résultats du dernier scrutin, qui a eu l'effet d'un brutal retour à la réalité, dont il nous faut certes tirer les leçons, sans pour autant perdre de vue l'objectif que nous poursuivons. Il faut bien sûr que toutes les options soient sur la table et explorées. Mais tout débat serein et productif doit s'effectuer dans le cadre de balises bien définies. Or, l’article premier du programme de notre parti constitue assurément l'une de ces balises incontournables. Le Parti Québécois a pour objectif fondamental de réaliser la souveraineté du Québec. Tant les militants que les électeurs en général nous jugent et nous jugeront en fonction de la façon dont nous assumerons et incarnerons cet objectif que nous disons poursuivre. C'est une question de confiance et de crédibilité, deux valeurs auxquelles la population accorde une grande importance.

Le deuxième enjeu majeur auquel nous faisons face est celui de l’échéancier, qui fait lui aussi intervenir la question de la confiance et de la crédibilité. Ce qui peut nous apparaître secondaire, à savoir la mécanique devant nous permettre d'atteindre cet objectif, constitue en réalité notre principal écueil. Et bien que madame Marois ait tenté de nous éviter cet écueil, nos adversaires, auxquels les médias ont fait écho, ont su faire en sorte de nous y confronter, ce qui a sans doute influé sur le résultat de la dernière élection. Cela dit, il ne fait aucun doute qu'une proposition sans équivoque est de nature à éviter les malencontreux détournements de débat pendant une campagne électorale. Il faut cependant éviter de tomber dans le piège trop évident qui nous est tendu. Tout ce que souhaitent les adversaires de la souveraineté, c’est de nous voir organiser un référendum trop tôt et perdu d’avance, ou de nous voir le repousser aux calendes grecques.

S’engager maintenant à organiser ou non une consultation dans un premier mandat est d’autant plus hasardeux que l’on sait pertinemment qu’en politique, la conjoncture est sans cesse changeante. Ce qui nous paraît impossible aujourd’hui peut très bien, pour de multiples raisons, s’imposer à nous comme une évidence quelques mois plus tard. Nous avons donc la responsabilité de ne pas fermer la porte à l'espoir et de nous tenir prêts à faire face à toute éventualité, car s'il appartient à la population du Québec de décider de son avenir, c'est à elle et non pas à quelque élite éclairée de déterminer le moment où elle sera disposée à le faire. Il faut donc lui permettre d'exprimer, selon des modalités qui resteront à définir, son désir de se prononcer sur l’indépendance.

Le troisième enjeu est celui de l’apparente contradiction qu’il y aurait entre le fait d'administrer le Québec et de vouloir le faire accéder au statut d'État souverain. Il s'agit, là encore, d'un piège que nous n'avons pas toujours été très habiles à éviter. Pourtant, l'indépendance n'est pas une idée abstraite. Elle doit s'incarner dans le quotidien et refléter les préoccupations des Québécoises et Québécois. La preuve est déjà faite que nous savons bien administrer la «province» de Québec. Mais cela ne semble plus suffire... Peut-être les Québécoises et Québécois attendent-ils simplement qu'on leur propose un projet qui les fasse à nouveau vibrer. Employons-nous donc à démontrer concrètement ce en quoi la souveraineté permettrait de changer des choses. En d'autres termes, comme le dit l’adage populaire, il est possible de marcher et de mâcher de la gomme en même temps!

Il nous faut résolument aller de l’avant et laisser derrière nous l'échec cuisant du 7 avril dernier. Mais nous n’y parviendrons pas sans nous relever les manches et redoubler d'ardeur. Les partisans de l'indépendance sont toujours là et sont probablement même plus nombreux qu’on veut bien le laisser croire; ceux de la première heure que nous avons lassés et démobilisés à force de ne pas la faire ou ceux qui le seraient peut-être, mais qui ne le sont pas encore parce que nous ne leur en avons jamais vraiment parlé, depuis 1995, et qui pourraient insuffler au mouvement une impulsion à la mesure de leurs espoirs.

Nous avons donc notre bout de chemin à faire pour ouvrir les portes et favoriser la relance du mouvement. Cela dit, le mouvement souverainiste, dans toute sa diversité, a lui aussi son bout de chemin à faire... Il a peut-être trop souvent attendu que ses ordres de marche proviennent d'un parti ou d'un chef. Il est peut-être temps qu'il se mette en marche, notamment pour investir à nouveau massivement ce parti et contribuer au choix de son chef, afin d'entraîner tout un peuple dans son sillage, car il est bien connu qu'on ne peut arrêter la marche d'un peuple...

 

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