Journalistes sous surveillance; le Parti Québécois propose trois mesures pour faire la lumière, rendre les responsables imputables et protéger la liberté de presse

Réagissant aux révélations selon lesquelles au moins un journaliste a été placé sous surveillance par le SPVM, le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, le porte-parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, Stéphane Bergeron, et la porte-parole en matière de justice, Véronique Hivon, proposent trois mesures pour que le Québec puisse faire face à cette crise qui touche l’indépendance et la liberté de la presse : d’abord, qu’une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) soit déclenchée et que son rapport soit rendu public rapidement; ensuite, la suspension immédiate du chef de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, pour la durée de l’enquête; enfin, qu’un comité d’experts non partisan soit mis sur pied dès que possible afin d’écrire les bases d’un projet de loi sur la protection des sources journalistiques.

« Devant les faits relatés, il est souhaitable qu’une enquête du BEI soit lancée afin de faire la lumière sur toute cette histoire. Comment expliquer que la surveillance des communications téléphoniques d’un journaliste ait pu être demandée, puis accordée? L’utilisation de tels moyens doit pourtant être absolument exceptionnelle », a indiqué le chef de l’opposition officielle.

« Quand nous avons mis en place le BEI, en 2013, c’était, entre autres, pour faire face à ce genre de situation. Quand un fondement de la démocratie, la liberté de presse, est menacé, il convient de confier à des enquêteurs indépendants le mandat de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé », a pour sa part insisté Stéphane Bergeron.

« Nous croyons également que le chef de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, qui a justifié hier ses décisions dans ce dossier, doit être suspendu pour la durée de l’enquête du BEI. C’est M. Pichet qui a autorisé cette surveillance abusive; il doit être relevé de ses fonctions immédiatement pour cette atteinte sans précédent à la démocratie », a poursuivi Jean-François Lisée.

« Finalement, nous demandons qu’un comité de quatre experts, choisis par les partis, et non par la ministre de la Justice seule, soit mis sur pied rapidement afin de proposer les bases d’une loi pour protéger les sources et le travail journalistiques, et que ce comité dépose son rapport pour étude à l’Assemblée nationale d’ici trois mois, conformément à la motion que nous présenterons en ce sens aujourd’hui », a ajouté Véronique Hivon.

Le Parti Québécois réclame une loi sur la protection des sources

La porte-parole du Parti Québécois en matière de justice, Véronique Hivon, ainsi que ses collègues Martine Ouellet, porte-parole en matière de culture et de communications, et Stéphane Bergeron, porte-parole en matière de sécurité publique, s’inquiètent sérieusement des nombreux cas pour lesquels la confidentialité des sources journalistiques a été mise à mal. Ils réclament une loi sur la protection des sources journalistiques.

L’histoire se répète. Alors que nous apprenions, il y a quelques semaines, que l’ordinateur du journaliste Michaël Nguyen avait été perquisitionné, voilà que La Presse révélait ce matin que le téléphone de Patrick Lagacé était sous surveillance du SPVM.

« Il est inquiétant que les sources journalistiques ne soient pas mieux protégées. C’est le travail des journalistes qui est mis à mal et, conséquemment, le droit à l’information des citoyens. Il est grand temps de se doter d’une loi visant à réaffirmer clairement le principe de la protection des sources journalistiques et de prévoir les critères qui doivent être respectés pour passer outre, de manière tout à fait exceptionnelle, à ce principe », a affirmé Véronique Hivon.

Pour sa part, Martine Ouellet a insisté sur l’importance de l’indépendance journalistique dans l’exercice d’une saine démocratie. « Les journalistes ont le droit de faire leur travail. Il ne s’agit pas, ici, d’une attaque contre un journaliste, mais bien d’une situation où le journalisme d’enquête est mis en péril, puisque les sources hésiteront désormais à transmettre de l’information », a-t-elle indiqué.

« Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, doit rapidement faire en sorte d’aller au fond des choses dans cette affaire. De telles pratiques abusives sont intolérables. On comprend qu’il faille protéger la capacité, pour cet autre pilier de notre démocratie qu’est notre système de justice, de lutter efficacement contre la criminalité, qui mine nos institutions, mais cela ne doit jamais se faire au détriment des libertés individuelles et au prix d’une atteinte à la liberté et à l’indépendance de la presse », a, de son côté, déclaré Stéphane Bergeron.

Signature de l’entente de libre-échange Canada-Europe; une occasion à saisir, mais des questions demeurent

Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, et le porte-parole du Parti Québécois en matière de relations internationales, Stéphane Bergeron, saluent la signature de l’accord de libre-échange Canada-Europe comme « un pas dans la bonne direction pour les entreprises québécoises », mais appellent les premiers ministres Trudeau et Couillard à indiquer immédiatement comment seront compensés les grands perdants de l’accord, les producteurs de l’industrie laitière et fromagère du Québec. Ils réclament aussi la tenue d’une commission parlementaire sur l’entente avant sa ratification par Québec.

Le chef de l’opposition officielle a en effet rappelé que le gouvernement fédéral a sacrifié l’industrie laitière et fromagère, en élargissant significativement les quotas d’importation de fromage industriel. Cette concession injuste visait à favoriser, en échange, les ventes de boeuf de l’Ouest en Europe.

« Ce marchandage a été d’autant plus odieux que sans l’initiative du Québec, l’entente n’existerait tout simplement pas », a indiqué M. Lisée. Alors ministre du Commerce extérieur, celui-ci – de concert avec son collègue responsable de la politique commerciale, Nicolas Marceau – avait exigé qu’Ottawa définisse précisément les sommes, les mécanismes et le calendrier de compensation promis aux producteurs québécois avant que le gouvernement du Québec n’entérine l’accord. M. Lisée enjoint donc le gouvernement libéral à réitérer cette demande, sans quoi les producteurs québécois seront à la merci des humeurs des politiciens canadiens.

Messieurs Lisée et Bergeron n’en saluent pas moins les gains potentiels que les exportateurs québécois pourront réaliser grâce à la mise en oeuvre de l’entente. « Nos entreprises, partout au Québec, bénéficieront d’un avantage comparatif certain sur un marché de 750 millions de consommateurs, a expliqué Stéphane Bergeron, car les tarifs à l’importation, variant de 6 à 16 %, seront abolis sur un grand nombre de nos produits, du sirop d’érable aux motoneiges. » M. Lisée signale par ailleurs que le report des négociations en vue d’un accord similaire avec les États-Unis garantit aux exportateurs québécois un avantage comparatif en Europe pour une très longue période.

« Malgré des conditions très favorables pour nos exportations, le gouvernement Couillard admet que sa gestion de l’économie est tellement mauvaise que le taux de croissance de nos exportations, cette année, ne sera que de 0,2 %, signale en outre Stéphane Bergeron. Un gouvernement qui s’y connaît pourra profiter de la conjoncture et de l’entente avec l’Europe pour créer beaucoup plus d’activité économique au Québec. »

Le chef de l’opposition officielle a également réitéré la demande, formulée ces derniers jours à l’Assemblée nationale mais rejetée par les libéraux, d’une commission parlementaire pour que les citoyens et les parlementaires puissent prendre connaissance de l’ensemble des éléments de l’accord et juger de son impact.

« Les Québécois, comme les Wallons et plusieurs autres citoyens européens et canadiens, ont des questions et des craintes légitimes à exprimer au sujet de plusieurs aspects de l’accord. La pire chose à faire serait de vouloir adopter cette entente dans le secret des délibérations du Conseil des ministres, a affirmé M. Lisée. Je ne comprends pas pourquoi le premier ministre Couillard refuse notre demande pour la tenue d’une commission parlementaire sur le sujet. De quoi a-t-il peur? », a-t-il conclu.

Stéphane Bergeron souligne le 35e anniversaire du 64e Groupe scout de Saint-Amable

C'est dans le cadre d'une déclaration prononcée à l'Assemblée nationale, le 26 octobre dernier, que le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a souligné le 35e anniversaire de fondation du 64e Groupe Scout de Saint-Amable.

«C’est le 10 septembre dernier, à l’occasion d’une activité en forêt rappelant la carrière militaire du fondateur du mouvement scout, Robert Baden-Powell, que j’ai souligné les 35 ans d’existence du 64e Groupe Scout de Saint-Amable. Il faut saluer l’engagement indéfectible des innombrables bénévoles qui s’y sont succédés pendant plus de trois décennies pour le mieux-être et le développement des jeunes de Saint-Amable et des environs», a d’entrée de jeu déclaré monsieur Bergeron.

«Par la transmission de connaissances pratiques et de valeurs positives, afin que les adultes de demain puisent intérêt, expériences enrichissantes et valorisation à travers les différentes activités qu’il met en œuvre dans un cadre stimulant et sécuritaire, le mouvement scout favorise leur intégration harmonieuse dans la communauté», de continuer le député de Verchères.

«La jeunesse constituant la plus grande richesse d’un peuple, j’exprime ma profonde gratitude à toutes les personnes ayant contribué à la poursuite de cette noble mission et ayant assuré la pérennité, le bon fonctionnement et le rayonnement de cette remarquable organisation pendant toutes ces années. Mille mercis, bon 35e anniversaire et longue vie au 64e Groupe scout de Saint-Amable et à ses membres!», de conclure Stéphane Bergeron.

La saignée libérale dans les régions doit s'arrêter!

Le chef du Parti Québécois, monsieur Jean-François Lisée, ainsi que le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle pour l'Outaouais, monsieur Stéphane Bergeron, dénoncent les dommages causés par le gouvernement libéral dans les régions du Québec, notamment dans la région de l'Outaouais, dommages qui découleraient de ses politiques d’austérité toxiques, de son dogmatisme idéologique et de son manque de vision.

«La disparition des nombreux outils de développement et de soutien, dont les centres locaux de développement, qui sont passés de 120 à seulement 48, est inadmissible. À cela s’ajoutent l’abolition des conférences régionales des élus, la fermeture des directions de bureaux régionaux de plusieurs ministères, la centralisation dans le secteur de la santé, et j’en passe. Le Parti Québécois demande un cran d’arrêt à toute mesure de centralisation des services qui nuit aux régions du Québec. Nous exigeons également que les ministres chargés de veiller sur les régions, présentement tous des élus de Montréal, soient remplacés illico par un ou des députés ministres en provenance des régions et possédant une réelle connaissance de leurs réalités», a plaidé le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée.

«L’austérité libérale a grandement affecté nombre de programmes qui stimulaient le développement régional et, contrairement à ce que prétend aujourd'hui le gouvernement Couillard, les données démontrent que l’impact des coupures a été dévastateur, sur le plan économique. Pour illustrer l'amateurisme et l'improvisation du gouvernement en matière économique, qu'il suffise de signaler que les libéraux sont parfaitement incapables de fournir la moindre estimation du nombre d’entreprises ayant été soutenues, l’an dernier, depuis qu'il a aboli les structures de concertation et de développement régional. Même absence aberrante de données en ce qui concerne le nombre d’entreprises n’ayant pas eu accès aux services des entrepreneurs mentors, qui étaient pourtant bénévoles et que les libéraux ont bêtement remerciés. Philippe Couillard a enlevé aux régions leurs outils de développement et brisé l’élan de nos entreprises, ce qui ne l’empêche pas de rabâcher sans cesse que tout va bien», a pour sa part dénoncé monsieur Bergeron.

Le Parti Québécois croit qu’un Québec fort passe par la vitalité de ses régions. Il a toujours et fait encore le choix de défendre les régions. «Faisant fi des traditions et du simple bon sens, le premier ministre a fait le choix de ne pas nommer de ministre responsable des régions. Son choix s’est plutôt porté sur trois élus de Montréal, simples superviseurs montréalais du démantèlement libéral des régions. Personne, au sein du caucus libéral, n’a pour mission de défendre les régions. Au Parti Québécois, monsieur Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, s’est vu confié le mandat de réunir une équipe comportant près d'une vingtaine d'élus qui proviennent des quatre coins du Québec pour tendre la main aux décideurs régionaux. Comme par le passé, les régions vont trouver un allié indéfectible dans le Parti Québécois!», d'insister Stéphane Bergeron.

 

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