Le plan d'action relatif aux inondations est un saupoudrage de mesures, sans vision pour le futur

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, le porte-parole en matière de sécurité publique, Stéphane Bergeron, et le porte-parole en matière d’affaires municipales, Martin Ouellet, déplorent la vision à court terme dont fait preuve le gouvernement libéral et le saupoudrage de mesures qu’il effectue par le biais du Plan d’action en matière de sécurité civile relatif aux inondations, dévoilé le 1er mars.

« Nous avions pourtant proposé des solutions, en mai dernier. Nous avions alors pressé le gouvernement de mettre sur pied une commission scientifique et technique pour réfléchir aux leçons à tirer des inondations de 2017, trouver des moyens d’informer beaucoup plus efficacement les résidents des zones inondables du Québec et assurer une concertation avec les organismes de bassin versant. Or, rien de tout cela n’a été fait », a déclaré Sylvain Gaudreault.

« Ce plan ne constitue pas une stratégie gouvernementale pour réduire le risque d’inondation. C’est plutôt du saupoudrage de mesures, en silos, et sans réelle vision d’avenir. Au mieux, il s’agit d’un plan d’action qui vise la coordination entre la sécurité civile et le monde municipal. Les libéraux ont eu un an pour s’activer, alors qu’ils savaient pertinemment que les événements climatiques extrêmes, notamment les crues printanières exceptionnelles, se reproduiraient dans le futur et s’ajouteraient aux effets des changements climatiques. Ils nous présentent aujourd’hui un plan pour réagir aux événements, alors que le travail doit se faire en amont. Lorsque nous étions au gouvernement, nous l’avions compris et avions lancé la Politique québécoise de sécurité civile, qui enjoignait justement les autorités publiques à se mettre en modes prévention et préparation, plutôt qu’en mode réaction. Pourquoi est-on de retour à la case départ? Qu’a donc fait ce gouvernement, depuis quatre ans? », a poursuivi Stéphane Bergeron.

« Il y a deux grandes lacunes dans ce plan. La première se situe sur le plan de la gouvernance : on n’y retrouve aucune mesure relative à la gestion intégrée par bassin versant, et il n’y a aucune vision pour gérer de façon concertée les inondations. Une réelle gestion intégrée de l’eau aurait placé les organismes de bassins versants au cœur du plan d’action. La deuxième lacune concerne l’aménagement du territoire et l’urbanisme : la prise en compte du risque d’inondation, en ce qui a trait à ces deux aspects, est complètement déficiente. Le gouvernement est resté les bras croisés pendant trop longtemps », estime pour sa part Martin Ouellet.

Enfin, les députés déplorent également que le gouvernement ait complètement oublié les sinistrés du printemps dernier dans son plan annoncé ce matin. « Les gens touchés par les crues printanières de 2017 réclamaient de l’aide psychologique; soit le ministre ne les a pas entendus, soit il ne les a pas écoutés. Quoi qu’il en soit, il a failli à la tâche », ont ils conclu.

Le Parti Québécois servira les malades plutôt que les intérêts des médecins

C’est avec un plan de travail précis, méthodique et réaliste que le gouvernement du Parti Québécois entend redresser la situation de l’accès aux soins de santé pour les Québécoises et les Québécois, et ce, à compter du 1er octobre 2018 et au cours des 12 mois qui suivront. «Dans cet État fort au service des gens que nous voulons remettre sur pied au bénéfice des Québécoises et Québécois, ce seront les patients et non les médecins, comme c’est le cas présentement, qui seront au centre de notre système de santé», a précisé le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron.

«Tout au long de cette première année, nous comptons respecter scrupuleusement cet échéancier de mise en œuvre des actions à déployer pour atteindre nos objectifs. Sans tarder, nous procéderons, entre autres, au gel du salaire des médecins, qui, d’une façon générale et d’une façon totalement injustifiée, bénéficient maintenant d’une rémunération sensiblement plus importante que celle de leurs homologues canadiens, puis nous réorienterons les importantes sommes ainsi dégagées vers l’ensemble du réseau; nous accorderons davantage d’autonomie et de responsabilités aux quelque 200 000 professionnels en santé, notamment les infirmières et pharmaciens, ce qui fera en sorte que les omnipraticiens seront moins sollicités et permettra d’alléger considérablement la pression sur la première ligne et d’améliorer ainsi l’accès aux soins; dans ce même esprit, nous mettrons sur pied un réseau de cliniques d’infirmières spécialisées, notamment en CLSC, qui, eux, seront ouverts les soirs et fins de semaine, tel qu’il était prévu au moment de leur création, contribuant par le fait même au désengorgement du réseau; nous allégerons la charge de travail des infirmières et des préposés aux bénéficiaires, ce qui leur permettra d’offrir à la clientèle des services toujours plus attentionnés, sécuritaires et, donc, plus efficaces; nous ajouterons des ressources au niveau des soins à domiciles, qui sont moins coûteux et répondent davantage aux attentes des gens; nous supporterons plus efficacement les familles qui doivent composer avec un enfant souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme ou de quelque autre handicap, particulièrement après 21 ans; nous mettrons l’accent sur la prévention, la santé publique et les saines habitudes de vie, de telle sorte de prévenir plutôt que de guérir, ce qui permettra aussi de freiner la croissance exponentielle des dépenses en santé, en plus de faire de notre peuple l’une des nations les plus en forme du monde; nous soutiendrons convenablement les organismes communautaires, particulièrement ceux qui oeuvrent dans le milieu de la santé, afin qu’ils puissent, eux aussi, contribuer davantage à une meilleure offre de services aux patients», de préciser monsieur Bergeron.

«Il n’y a aucune raison d’enferrer le Québec dans ces mauvaises ententes conclues avec les médecins et de priver annuellement notre système de santé - et, donc, les patients - des quelques 2 milliards de dollars additionnels qu’on leur a très déraisonnablement promis. Il est plus que temps de mettre un terme à 15 ans de mauvaise gestion libérale du réseau. Le temps des coupures sauvages pour permettre d’augmenter toujours davantage la rémunération des médecins est révolu. On ne peut certes promettre des miracles, mais le fait d’assurer des soins de proximité pour toutes et tous ne constitue assurément pas quelque chose d’irréalisable. Et nous demanderons à la population de nous accorder le mandat de le faire!», de conclure Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron souligne le 350e anniversaire de fondation de Contrecoeur

C'est dans le cadre d'une déclaration prononcée à l'Assemblée nationale, le 21 février dernier, que le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a souligné le 350e anniversaire de fondation de la Ville de Contrecoeur.

«Sur le Vieux-continent, je m’étais un jour fait dire qu’un bâtiment du 17e siècle avait bien peu d’importance historique... Au Québec, de tels bâtiments sont jalousement préservés, car notre histoire, quoique très riche, est néanmoins plutôt récente, si on exclut les quelque dix mille ans d’histoire autochtone. Je m’enorgueillis de représenter à l’Assemblée nationale du Québec plusieurs des premières seigneuries qu’ait connues ce pays, dont celle de Contrecoeur qui célèbre en 2018 son 350e anniversaire de fondation», a d’entrée de jeu déclaré monsieur Bergeron.

«Contrecoeur, c’est l’une des premières batailles livrées par Samuel de Champlain; c’est son fondateur, Antoine de Pécaudy, le capitaine du célèbre régiment de Carignan-Salière; c’est Barbe Denys, l’épouse qui a donné son nom à Saint-Denis-sur-Richelieu; c’est Louis de Gannes, le deuxième époux de cette dernière, qui s’est illustré à Louisbourg; c’est son industrie sidérurgique, qui a fait sa prospérité; et c’est cette Ville en pleine expansion qui verra bientôt se réaliser des projets d’avenir, comme l’agrandissement du port de Montréal, le pôle logistique et la zone industrialo-portuaire.

Merci à la Corporation des Fêtes du 350e anniversaire, de même qu’aux organismes et entreprises de Contrecœur pour la programmation de cette année de célébrations bien remplie ! Bon 350e Contrecoeur», de conclure Stéphane Bergeron.

Quatre trente sous pour une piastre...

Selon plusieurs, les gens voudraient davantage d’argent dans leurs poches. Un sondage de l’Institut économique de Montréal signalait d’ailleurs, au début du mois, que 67% des gens trouvent qu’ils paient trop d’impôt. Quoi, seulement 67% des gens voudraient davantage d’argent dans leurs poches? Je me serais attendu à ce que le résultat soit de 100%! Curieusement, un sondage Léger-Le Devoir, paru quelques jours plus tôt, contredisait clairement ce résultat… En effet, d’après ce sondage, 66% des gens sondés disaient préférer un «réinvestissement en santé, en éducation, pour les familles et les aînés» plutôt qu’une «baisse d’impôt»… Remarquez la correspondance presque parfaite entre les résultats des deux sondages… semblant indiquer une chose et son contraire! Assisterait-on à un phénomène de personnalité multiple chez les Québécoises et Québécois?

Il est certes hasardeux de commenter les sondages, puisqu’en cette ère de changements, rien n’est plus changeant qu’un sondage… Ce que j’en comprends, personnellement, c’est que les gens ont le sentiment de ne pas en avoir eu pour leur argent, ces dernières années. Ils sont bien prêts à ce qu’on prélève une partie importante de leurs revenus pour assurer une éducation de qualité à leurs enfants, des services de santé rapides et efficaces pour eux-mêmes et leurs proches, de même qu’un accompagnement prévenant et attentionné pour leurs parents vieillissants, pour peu que les résultats soient au rendez-vous. Or, on a littéralement affamé nos services publics, ces dernières années, ce qui s’est inévitablement soldé par une diminution de la qualité des services (quand ils n’étaient pas purement et simplement abolis!). Pas étonnant, dans les circonstances, que les gens se disent qu’ils feraient assurément un meilleur usage de leur propre argent pour se procurer eux-mêmes des services de qualité…

Voilà donc comment on met la table pour une privatisation en douce des services publics… Ne dit-on pas d’un homme qui veut tuer son chien qu’il prétend que celui-ci a la rage? De la même façon, on sous-investit dans les services publics au point où la qualité de ceux-ci finit inévitablement par s’en ressentir cruellement, amenant la population à s’interroger sur l’opportunité d’injecter des sommes aussi importantes dans des services tellement inefficaces. Dès lors, on lui redistribue l’argent ainsi retenu, en l’incitant à mots à peine couverts, à se procurer au privé les services que l’État ne parvient apparemment plus à lui fournir… Or, les chiffres démontrent qu’il en coûte souvent plus cher, au Canada, pour se procurer un service au privé que ce qu’il en coûte, au Québec, pour ce même service offert par l’État (qu’on pense aux services de garde, par exemple, d’autant que, dans ce cas particulier, les recettes fiscales qui en découlent pour l’État seraient supérieures à l’investissement). C’est que le privé recherche d’abord et avant tout... le profit!

Pourtant, après avoir sabré dans les dépenses publiques (et alourdi subrepticement le fardeau fiscal des contribuables…), le gouvernement Couillard a réussi le tour de force de créer des carences telles que les grenailles qu’il distribue si prodiguement en «cadeau» aux Québécoises et Québécois (après les en avoir privés) sont perçues comme une véritable bouffée d’air frais! La CAQ a vu le filon payant et s’est employée à l’exploiter également. C’est ainsi qu’elle s’est aussi lancée dans la surenchère des promesses de baisses d’impôt sur la base de marges de manoeuvre qui n’existent déjà plus… tout en promettant d’améliorer les services (car elle a bien compris que les gens ne veulent pas de baisses d’impôt si c’est au détriment des services publics) et en prime, dans le cadre d’un budget équilibré; rien de moins! Or, s’il était possible d’avoir le beurre et l’argent du beurre, ce serait formidable, mais les gens (sauf la CAQ, qui le plus sérieusement du monde, promet tout à tout le monde!) savent faire la part des choses...

Cela dit, il n’y a rien qui ressemble plus à un parti politique promettant de rationaliser les dépenses publiques et de réduire les impôts... qu’un autre parti politique promettant de rationaliser les dépenses publiques et de baisser les impôts! C’est une chose qu’ont manifestement comprise les Gaétan Barrette, ex-candidat vedette de la CAQ, Dominique Anglade, ex-présidente de la CAQ, et Sébastien Proulx, ex-leader parlementaire de l’ADQ (avalée par la CAQ), qui sont tous passés, avec d’autres, au parti libéral (pourquoi choisir la copie si on peut joindre l’original?!?). Excédé de voir le parti libéral mettre en oeuvre des mesures dont se revendique la CAQ, le leader parlementaire caquiste, François Bonardel, s’en est plaint publiquement, promettant que son parti se tiendrait coi... afin d’éviter de se faire à nouveau «voler» des idées par les libéraux! Et, jusqu’à présent, la CAQ tient parole, puisque François Legault est étrangement discret sur à peu près tous les enjeux, depuis un certain temps... Ça en dit long!

Le Parti Québécois, lui, a choisi son camp! Nous mettrons un terme à cette austérité permanente qui a laissé en plan nombre de nos concitoyennes et concitoyens; à ce démantèlement systématique de l’État que nous avons mis des décennies à construire pour assurer notre développement, notre prospérité et notre mieux-être collectif. Nous redonnerons au Québec un État fort et efficace, cet État permettant une plus grande justice sociale et de mieux nous projeter sur la scène internationale. Il est à nouveau temps de voir grand pour notre peuple!

Les libéraux incapables de régler la crise avec les médecins spécialistes dont ils sont eux-mêmes à l'origine

Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, déplore le fait que le gouvernement libéral prévoit verser quelque 2 milliards de dollars supplémentaires aux médecins spécialistes, et ce, sans la moindre garantie que l’accès aux soins s’en trouvera amélioré. «C’est un véritable bar ouvert auquel on a consenti aux médecins spécialistes! Et ce n’est pas tout, puisque, plus on décortique cette entente, plus on comprend que les sommes à verser risquent fort d’être plus importantes encore, sans compter qu’il en sera très probablement de même avec les omnipraticiens. C’est tout simplement inacceptable!», de dénoncer monsieur Bergeron.

«Cette mauvaise entente avait apparemment pour objectif de corriger les travers d’une entente encore plus mauvaise conclue en 2007 entre l’actuel premier ministre, qui était alors ministre de la Santé, et l’actuel ministre de la Santé, qui était alors représentant syndical des médecins spécialistes; difficile pour eux, aujourd’hui, d’admettre qu’ils ont eu tort, à l’époque, de conclure une entente que le Québec ne pouvait tout simplement pas se permettre et qui allait faire en sorte que la rémunération des médecins est, de façon générale, substantiellement supérieure à celle de leurs homologues du Canada! Mais pendant qu’on favorise une nouvelle fois les médecins, ce sont les autres professionnels de la santé et les patients qui sont laissés en plan… Ce pactole n’aurait donc jamais dû être promis aux médecins, point à la ligne! Imaginez; ils accaparent déjà à eux seuls 8% du budget total du Québec et le cinquième du budget de la santé. Fallait-il, en plus, leur promettre que cette proportion indécente allait être maintenue, quoiqu’il advienne? Ce gouvernement est complètement déconnecté de la réalité et la CAQ, dont le chef a amorcé cette spirale ascendante de la rémunération des médecins, semblent vouloir poursuivre exactement sur la même voie. Que Dieu nous préserve!», d’ironiser le député de Verchères, qui a rappelé que le Parti Québécois, quant à lui, propose un plan solide et réaliste en matière de santé.

«Un gouvernement du Parti Québécois gèlerait la rémunération des médecins et rouvrirait cette mauvaise entente. En ne versant pas les 500 millions de dollars récurrents prévus par celle-ci, nous dégagerons une marge de manœuvre permettant de réinvestir dans les soins à domicile, en plus d’octroyer davantage de responsabilités et d’autonomie aux infirmières, particulièrement les infirmières praticiennes spécialisées, de même qu’aux autres professionnels de la santé, réduisant par le fait même la pression sur la première ligne et améliorant grandement l’accès aux soins pour la population. Celle-ci est en droit de connaître le fin détail des ententes conclues avec les médecins de famille et les médecins spécialistes, afin d’avoir une idée plus précise de l’ampleur des dégâts et de l’incurie libérale. Le gouvernement s’était engagé à rendre publiques ces ententes. Qu’il tienne parole et fasse enfin preuve de transparence!», a conclu Stéphane Bergeron.

 

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