Le retour à l'équilibre budgétaire au prix d'un déséquilibre dans le budget des familles et d'une stagnation économique

En réaction au budget présenté par le gouvernement du Québec, le 17 mars dernier, le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a déclaré que l’équilibre budgétaire n’est qu’un artifice libéral visant à camoufler la stagnation économique et l’austérité toujours présentes, alors que les familles, les élèves et les patients sont toujours perdants.

Détérioration des finances publiques et de l’économie

«On évalue la performance d’un ministre des Finances en prenant la mesure de la situation économique, notamment au niveau de la création d’emplois, ainsi que de celle des finances publiques. Or, on constate que la situation des finances publiques, d’une façon générale, se détériore. En effet, l’austérité libérale, malgré son caractère draconien, n’a aucunement eu l’effet escompté au chapitre de la réduction du poids de la dette dans notre économie, puisque celle-ci a globalement souffert des compressions budgétaires et est littéralement stagnante. Ainsi, depuis juin 2014, les libéraux doivent continuellement revoir à la baisse leurs prévisions économiques et se livrent donc à un interminable limbo. L’effet libéral, en clair, c’est une maigre hausse du PIB de 1,1 %, soit de moitié moins importante que celle, déjà modeste, qui était initialement prévue! Et ce budget ne laisse pas présager la moindre amélioration pour l’an prochain», a déploré Stéphane Bergeron.

«En 2014 et 2015, le Québec n’a pas été en mesure de poursuivre le rattrapage économique sur l’Ontario qu’il avait entrepris au début des années 2000 et a même vu le retard s’accentuer. L’annulation de nombreux projets économiques a fait perdre du terrain au Québec», de poursuivre monsieur Bergeron.

La promesse des 250 000 emplois portée disparue, l’investissement privé à 0 %

«Qu’est-il advenu de la promesse de créer 250 000 emplois? Il s’agit encore ici d’un mirage libéral, car il ne s’est créé absolument aucun emploi depuis le début de l’année et, pour l’ensemble de l’année 2016, ce sont moins de 30 000 emplois qu’on prévoit créer. Or, à la lumière des performances toujours en deçà des prévisions libérales, il y a lieu de penser qu’il y en aura moins que cela!», a ajouté le député de Verchères.

« La perte de confiance envers la capacité du gouvernement libéral de redresser l’économie se fait durement sentir au sein même du monde des affaires. L’investissement privé était en baisse de 4,7 % en 2015, et le budget prévoit qu’il sera de… 0 % en 2016! 245 pages de mesures annoncées pour un si misérable résultat; on ne peut pas dire que ce budget, de l’avis même des libéraux, aura un effet très stimulant sur notre économie! Avec 0 % d’investissement privé et moins de 30 000 emplois créés, la preuve est faite: l’effet libéral est plus que dommageable pour notre économie!», a indiqué Stéphane Bergeron.

«Le budget des libéraux fait la preuve de leur manque flagrant de vision en matière d’économie, puisque toutes les mesures annoncées représentent moins de la moitié de celles prévues dans le plan économique du Parti Québécois. Fidèle à ses habitudes, le gouvernement libéral fait encore ce qu’il sait faire de mieux, soit de pelleter dans la cour des autres. Or, au chapitre de la politique économique pour le secteur manufacturier, c’est essentiellement Hydro-Québec qui est appelée à faire le travail, par l’octroi de tarifs d’électricité préférentiels, sans compter que la part du lion des sommes prévues pour stimuler ce secteur seront versées à la fin de la présente décennie», de préciser monsieur Bergeron.

Éducation; nettement insuffisant

«Qu’on se le dise; au-delà du clinquant de l’annonce, la hausse de 3 % des sommes destinées à la réussite scolaire est inférieure à la moyenne de celle observée pendant les 10 années précédant l’actuel gouvernement. Pourtant, les besoins en matière de persévérance scolaire et du côté des élèves en difficulté, eux, se font toujours aussi cruellement sentir. Les coupes de plusieurs centaines de millions imposées au réseau de l’éducation, au cours des deux dernières années, ont eu un effet dévastateur dans nos écoles, nos cégeps et nos universités. Et ce sont les jeunes qui sont actuellement sur les bancs d’école et qui seront demain sur le marché du travail qui écopent. En maintenant simplement le rythme des investissements antérieurs dans le réseau de l'éducation, c’est au moins un milliard de plus qui y aurait été investi pour 2016-2017 et dont ces mêmes jeunes auraient pu bénéficier, plutôt que les maigres sommes annoncées dans le budget. Il aurait été souhaitable que les libéraux fassent en sorte que les bottines suivent les babines pour démontrer que l’éducation constitue véritablement une de leurs priorités», estime le député de Verchères.

La santé est la grande perdante du budget

«Dans le secteur de la santé, les libéraux nous parlent de 2 % d’augmentation des dépenses consolidées, ce qui est sans précédent. Il s'agit du plus maigre investissement en santé depuis 15 ans, ce qui annonce la poursuite des compressions dans le secteur de la santé, dont les patients continueront de faire les frais. Le ministre a imposé un brassage de structures qui n'entraîne, en bout de piste, aucune amélioration des soins pour les patients et les aînés. En fait, de l’aveu même du président du Conseil du trésor, la croissance des dépenses est principalement attribuable aux ajustements salariaux, dont les amis médecins du ministre sont les principaux bénéficiaires, encore une fois. C'est donc dire qu'en santé, la politique d'austérité continuera d'avoir des effets catastrophiques», a ajouté monsieur Bergeron.

Rien de plus pour les familles

«Pour ce qui est des familles, le gouvernement libéral reconnaît candidement, là encore, qu'il s’est gouré. Mais s’il a admis son erreur, ce n’est que partiellement, car la taxe famille continuera d’étouffer les familles, particulièrement celles de la classe moyenne. L’équilibre budgétaire a été atteint sur le dos de la population et les effets se font directement sentir chez les familles, qui peinent à joindre les deux bouts. Les libéraux se targuent d’avoir abaissé la taxe famille de 130 millions de dollars, ce qui représente 60$ par famille, alors que celles-ci continueront de subir une ponction moyenne de 1 440$ annuellement, sans compter les frais accessoires en santé et les augmentations des tarifs d'électricité. Elles n'auront donc pas une cenne de plus dans leurs poches. Pour les familles québécoises, l'effet libéral se fait aussi cruellement sentir!», de conclure Stéphane Bergeron.

La CAQ fait dans le nationalisme… canadien!

Projet de loi sur la nomination des sénateurs

Réagissant au dépôt, par la Coalition Avenir Québec (CAQ), d’un projet de loi sur la nomination des sénateurs par l’Assemblée nationale, le porte‑parole du Parti Québécois en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, se désole du manque de réalisme de la proposition caquiste.

«Après avoir servilement proposé de remettre le sort du Québec entre les mains du gouvernement des juges, institué par l’inique Constitution de 1982 – qui lui a été enfoncée dans la gorge par le père de l’actuel premier ministre fédéral –, voilà que la CAQ propose de réformer le Sénat... sans le réformer! Car, dans les faits, ce que la CAQ nous suggère, c’est d’élaborer un processus complexe instaurant un comité qui recommandera une liste de noms qui sera ensuite soumise à un vote de l’Assemblée nationale. Le hic, c’est que malgré cette procédure qui est théoriquement bien séduisante, les candidats sélectionnés seront toujours soumis à l’approbation du premier ministre canadien», a signalé Stéphane Bergeron.

En effet, sans une modification constitutionnelle, le pouvoir de nommer les sénateurs incombe toujours au gouverneur en conseil, c’est-à-dire, ultimement, au premier ministre fédéral. «En proposant un processus qui repose sur la seule bonne volonté du premier ministre canadien d’accepter les choix du Québec, la CAQ fait preuve d’une naïveté qui aurait davantage sa place dans une conférence jovialiste sur les vertus du fédéralisme qu’à l’Assemblée nationale. Ce serait risible, si ce n’était pas si désolant… L’histoire nous a maintes fois démontré que les intérêts et les demandes du Québec ne pèsent pas bien lourd à Ottawa», a poursuivi le député de Verchères.

Le Parti libéral du Québec, quant à lui, avait exprimé un souhait analogue, soit que la liste de candidats soit soumise à Ottawa par le gouvernement du Québec. «Du côté du gouvernement libéral, ce n’est guère plus édifiant! Les libéraux perdent leur temps à défendre et à tenter de réformer cette institution obsolète, qui n’a jamais joué le rôle de Chambre des régions qui lui était dévolu et qui devrait être purement et simplement abolie. Le verdict de la population est pourtant clair et sans appel : le Sénat est un nid à patronage vétuste et rongé par la corruption. On dirait qu’il n’y a que Justin Trudeau, Philippe Couillard et François Legault qui veulent encore le maintenir et qui tentent de lui donner une apparence de respectabilité. La seule raison pour laquelle le Sénat existe toujours, c’est parce que les fédéralistes ont peur de négocier son abolition, sachant que cela ouvrirait la porte à une ronde constitutionnelle qui mettrait au jour les divergences de vue irréconciliables entre le Québec et le Canada», a conclu Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron dénonce l'amateurisme du gouvernement libéral de Philippe Couillard

Dossiers controversés concernant Rona, Bombardier et Air Canada;

QUÉBEC, le 25 février 2016 — C’est le 24 février dernier que le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations Québec-Canada, monsieur Stéphane Bergeron, est intervenu sur une motion du Parti Québécois exigeant le dépôt des garanties contraignantes qu'aurait obtenues le gouvernement du Québec dans les récentes transactions impliquant Rona, Bombardier et Air Canada.

«Depuis l'arrivée en poste du gouvernement libéral en 2014, on constate une tendance au laisser-faire sur le plan économique, conformément à l'esprit de cet hypothétique "effet libéral", qui, à lui seul, devait assurer la prospérité du Québec. Or, deux ans plus tard, on attend toujours que le gouvernement accouche enfin d'une nouvelle politique économique, après avoir jeté au panier celle du précédent gouvernement, avec, comme résultat, une création d’emplois famélique et une baisse du PIB au cours des deux derniers mois. C’est ça le résultat du laisser-faire libéral! Or ce même laisser-faire se poursuit lorsque des fleurons québécois passent à des intérêts étrangers, ce qui n’est pourtant pas sans conséquence. Quelles garanties a-t-on obtenues dans le cas de Rona, tant en ce qui concerne le siège social, la sauvegarde des emplois, de l'approvisionnement en produits québécois ou des détaillants? Il n'en en a obtenu aucune! Si le gouvernement ne veut pas soutenir l'économie québécoise, peut-il au moins éviter de lui nuire!», de tonner monsieur Bergeron.

«Alors que le gouvernement a investi 1.3 milliard de dollars dans le segment le plus en difficulté de Bombardier, on apprend qu’il n’a rien fait pour s’assurer que les Québécoises et les Québécois en aient pour leur argent. Or, quelques jours plus tard, l’entreprise tentait d'atténuer l'annonce de la perte de quelque 7 000 emplois, dont 2 400 au Québec, en nous annonçant l’achat, par Air Canada, d'au moins 45 avions de la CSeries. Mais cette transaction a été réalisée à quel prix, alors que des rumeurs circulent à l'effet qu'Air Canada aurait acquis ces appareils à 60% de leur prix de vente? À cela s’ajoute l’abandon des 1 800 travailleurs d’Aveos contre une improbable création de 1 000 emplois d’ici 2026. Qu'est-ce qu'on gagne au change? La vérité, c’est que le gouvernement, là encore, n'a absolument aucune garantie, car il n’y a pas eu le moindre engagement de la part d’Air Canada», de poursuivre le député de Verchères.

«Or, pour ajouter l’insulte à l’injure, le gouvernement fédéral a annoncé, dans la foulée de ces tractations, qu’il compte modifier la loi obligeant Air Canada à entretenir ses appareils à Montréal. Il est clair que le gouvernement de Philippe Couillard consent actuellement à de nombreuses concessions, mais pourquoi? Veut-on troquer la contribution d'un milliard de dollars que Québec attend d’Ottawa pour soutenir Bombardier, contre le fait d’accepter le passage du pipeline d’Énergie Est au Québec? La question se pose. En fait, il semble que, pour la première fois de l’histoire du Québec, ce ne soit plus un gouvernement fédéraliste que nous ayons devant nous, mais un gouvernement "dépendantiste"!», de conclure Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron salue le geste posé par le gouvernement ontarien

Excuses présentées au sujet du Règlement 17;

QUÉBEC, 22 février 2016 - Le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations Québec-Canada et de Francophonie d’Amérique, monsieur Stéphane Bergeron, a salué le geste historique posé par le gouvernement ontarien, qui a présenté des excuses au sujet du règlement 17.

«Bien que cela ne corrige en rien les effets catastrophiques de l’application du règlement 17 pendant de trop nombreuses années, il est essentiel de saluer ce geste historique, qui constitue sans aucun doute un geste d’apaisement, de réconciliation et de reconnaissance de l’importance des francophones pour l’Ontario, permettant ainsi d’appliquer un baume sur une plaie toujours vive. Espérons que cela permettra de tourner la page sur ce sombre épisode et de regarder résolument vers l’avenir», de déclarer monsieur Bergeron.

Rappelons que le Règlement 17, adopté en 1912, visait à restreindre l’usage du français dans les écoles fréquentées par les élèves franco-ontariens, en limitant son enseignement et son usage aux deux premières années du primaire. Dès lors, les francophones de l’Ontario, tant dans les milieux communautaires, scolaires ou ecclésiastiques, ont menés une lutte de tous les instants afin de s’opposer à ce qu’ils ont vite qualifié de règlement «infâme», menant finalement à un certain recul du gouvernement en 1927. Ce n’est toutefois qu’en 1944 que le Règlement disparaitra du cadre législatif de l’Ontario. Entre-temps et pour longtemps, les effets pervers de l’application de ce règlement auront continué de se faire sentir, particulièrement dans les plus petites communautés francophones disséminées un peu partout sur le vaste territoire ontarien.

«C’est de haute lutte que les francophones, tant en Ontario qu’ailleurs au Canada ou en Amérique du Nord, sont parvenus à faire des gains ou même à simplement préserver leurs acquis. Pensons notamment à la lutte épique menée pour la sauvegarde de l’hôpital Montfort, de 1997 à 2002. Et il y a encore fort à faire. Qu’il suffise d’évoquer les revendications du Regroupement étudiant franco-ontarien en faveur de la création d’une université exclusivement francophone. Il est effectivement étonnant de constater qu’en Ontario, il existe plus d’une vingtaine d’universités, mais qu’aucune d’elles n’offre de cursus uniquement en français, alors que la province compte plus de 600 000 francophones. À ce chapitre, le Québec, qui soutient trois universités, plusieurs CEGEP, des hôpitaux et nombre de services socio-communautaires en anglais, fait figure de modèle», de conclure Stéphane Bergeron.

Le gouvernement recule dans le dossier des infrastructures

Québec, le 19 février 2016 – Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, porte-parole du Parti Québécois en matière d’affaires municipales et de décentralisation, accompagné du député de Rimouski, Harold LeBel, et du député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a interpellé ce matin le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux, à propos des négociations entre Québec et Ottawa dans le dossier des infrastructures et des impacts sur la vitalité des régions du Québec.

« Avec celui de Terre-Neuve, le gouvernement du Québec est le seul à ne pas s’être entendu avec le fédéral dans le dossier du Fonds Chantiers Canada. Cet échec du gouvernement Couillard prive le Québec de 1,7 milliard de dollars en investissements pour que nos municipalités puissent se doter d’infrastructures modernes et donner un coup de pouce à l’économie de nos régions », a déclaré le député de Jonquière.

« Par ailleurs, le ministre Coiteux a non seulement été incapable d’avancer une date mais, en plus, les ministres libéraux se contredisent sur une position pourtant historique du Québec : les sommes provenant du fédéral et s’inscrivant dans nos champs de compétence doivent être transférées en bloc », a poursuivi Sylvain Gaudreault.

En effet, comme le rappelle Stéphane Bergeron, porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec Canada et député de Verchères, « la semaine dernière, le ministre Fournier paraissait pourtant clair en Chambre sur le fait que le gouvernement libéral ne reculerait pas sur les demandes traditionnelles du Québec et que l’argent du fédéral devait être versé en bloc au Québec pour que nous puissions définir nos priorités. Or, il semble que le ministre Coiteux ait pris soin de ne pas réitérer cette position pendant l’interpellation. Cet apparent recul du gouvernement Couillard est inquiétant pour la suite ».

Régions « Ce que nous craignions depuis la formation du dernier Conseil des ministres s’est confirmé ce matin : le nouveau ministre des Affaires municipales n’a aucune idée de la réalité des différentes régions du Québec. Lorsque je l’ai questionné sur les impacts des coupes libérales dans nos régions, il a tenté de faire diversion en invoquant le contexte économique mondial. Je n’ai obtenu, littéralement, aucune réponse concrète. Ce n’est rien de rassurant pour l’avenir de nos régions », a conclu Sylvain Gaudreault.
 

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