Le Canada bloque encore le Québec

Chantier naval Davie

La députée de Vachon et porte-parole du Parti Québécois en matière de transports et de stratégie maritime, Martine Ouellet, et le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, déplorent la décision du gouvernement Trudeau de retarder l’attribution du contrat pour la conversion d’un porte‑conteneurs en un navire de ravitaillement militaire au chantier Davie.

«Le gouvernement canadien retarde encore l’octroi du contrat pour le projet Resolve, un contrat de près de 700 M$ pour la Davie. Pendant ce temps, le gouvernement Couillard reste les bras croisés et prétend être le champion de l’industrie maritime. Au lieu de dépenser près de 300 000 $ de l’argent des Québécois pour faire de la publicité pour sa stratégie maritime, le gouvernement du PLQ devrait plutôt se concentrer sur le dossier de la Davie. Une autre preuve que tant que le Québec ne sera pas indépendant, une politique maritime efficace pour le Québec ne pourra voir le jour», a déclaré Martine Ouellet.

«Les gouvernements changent, mais l’histoire se répète. Ottawa vient encore de mettre de côté le Québec dans l’octroi des contrats de la Marine royale canadienne. Rappelons que sous le gouvernement Harper, c’est 35 G$ en contrats qui sont allés dans le reste du Canada, sans qu’un seul dollar ne soit attribué au Québec. Quant au gouvernement Trudeau, il n’aura pas tardé à prendre une décision qui désavantage le Québec», a conclu Stéphane Bergeron.

Un contrat ferme doit être signé rapidement

Chantier maritime Davie

La députée de Vachon et porte-parole du Parti Québécois en matière de stratégie maritime, Martine Ouellet, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, demandent au gouvernement canadien de signer rapidement un contrat ferme avec le chantier naval Davie de Lévis pour que le projet Resolve, qui consiste à convertir le MS Asterix en un navire de ravitaillement de la Marine royale canadienne, puisse aller de l’avant.

Rappelons que la veille du déclenchement de la campagne électorale fédérale, le gouvernement de Stephen Harper a annoncé la signature d’une lettre d’intention avec Chantier Davie Canada qui autorisait le début des travaux au mois d’août. Le chantier espérait la conclusion officielle d’une entente avant la fin du mois d’octobre, mais rien n’a bougé depuis.

«À quoi bon une stratégie maritime si le plus gros donneur d’ouvrage, le Canada, boude nos chantiers navals et investit notre argent à l’extérieur du Québec? À quoi bon, si le gouvernement libéral du Québec est incapable de lui faire entendre raison? Pendant que les libéraux du Québec utilisent de l’argent public pour leurs campagnes de publicité et leur autopromotion, des milliers d’emplois, des contrats et des milliards de dollars nous glissent entre les doigts. Le projet Resolve ne représente que 300 M$... alors que les contrats canadiens pour les navires de 35 G$ ont été évalués par le vérificateur général canadien à 100 G$!», a insisté Martine Ouellet.

«Devons-nous rappeler que sur les 35 G$ que le gouvernement fédéral a officiellement octroyés en contrats au cours des dernières années, absolument rien n’est allé au plus gros chantier naval du Canada? Pour couronner le tout, le gouvernement conservateur s’est littéralement foutu de nous en laissant planer la vague possibilité que Davie obtienne des contrats, uniquement dans le but d’avoir quelques votes de plus le jour du scrutin, mais sans donner la moindre garantie. Or, malgré ces belles promesses, nous en sommes toujours au même point. Le gouvernement libéral fédéral doit atténuer l’injustice dont le Québec est victime et signer rapidement le contrat du projet Resolve», a réclamé Stéphane Bergeron.

Position constitutionnelle de la CAQ : Un retour 25 ans en arrière

Le porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec?Canada et de Francophonie d’Amérique, Stéphane Bergeron, s’est dit heureux de constater que la Coalition Avenir Québec reconnaisse enfin que le statu quo n’est plus une position acceptable pour le Québec. Cependant, ce que la CAQ propose, c’est le retour de nouvelles rondes de négociations constitutionnelles avec Ottawa, ce qui ramènerait le Québec 25 ans en arrière.

«Contrairement au PLQ, la CAQ admet que le statu quo constitutionnel n’est pas acceptable. Nous nous rejoignons sur ce constat. Toutefois, la CAQ propose une solution qui dépend de la volonté de nos voisins et qui, nous l’avons déjà expérimenté, créera d’interminables chicanes avec Ottawa. Nous proposons une solution qui ne dépend que de nous-mêmes, l’indépendance du Québec», a déclaré Stéphane Bergeron.

L’expérience de tous les échecs passés des nombreuses tentatives de modifications constitutionnelles, de même que les dispositions législatives adoptées par plusieurs provinces canadiennes venant contraindre leur marge de manœuvre en la matière, démontrent qu’il est devenu impossible et complètement illusoire d’en arriver à de véritables changements au régime fédéral existant. «Nous prônons l’indépendance du Québec parce qu’elle nous permettra de nous développer et de nous enrichir, collectivement et individuellement, en nous octroyant tous les pouvoirs liés à l’exercice des prérogatives de la nation que nous sommes», a aussi mentionné le député de Verchères.

Rappelons que le Parti libéral de Philippe Couillard avait également proposé de rouvrir la constitution afin d’y apposer la signature du Québec. Il semble avoir, d’ores et déjà, abdiqué devant la fermeture du Canada. Quant à M. Trudeau, il n’a rien promis sur la question constitutionnelle lors de la dernière campagne électorale fédérale. Il a même affirmé qu’il n’avait pas l’intention de relancer le débat.

«Le premier ministre Trudeau a déjà fermé la porte à des négociations constitutionnelles. Que fera la CAQ face à ce refus? Combien de temps va passer avant que la CAQ n’en vienne à la même conclusion que nous, soit qu’après Meech et Charlottetown, il n’y a plus de modification constitutionnelle envisageable pour le Québec? La CAQ proposera-t-elle de renvoyer le problème à plus tard, tout en demeurant dans le Canada? Pour notre part, nous voulons rapatrier tous les pouvoirs. La souveraineté constitue la seule solution durable, celle qui permettra de mettre un terme aux tensions qui empoisonnent ponctuellement les relations entre le Québec et le Canada, et de construire enfin une relation toujours plus harmonieuse et fructueuse s’appuyant sur un respect mutuel», a conclu Stéphane Bergeron.

Stéphane Bergeron réclame que le gouvernement libéral impose au lieutenant-gouverneur le même régime d'austérité qu'il fait subir à l'ensemble de la population québécoise

Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec-Canada, monsieur Stéphane Bergeron, a réitéré la position du Parti Québécois en ce qui concerne le poste de lieutenant-gouverneur: il en souhaite purement et simplement l’abolition. Étant toutefois conscient du fait qu’il est actuellement impossible d’abolir cette fonction symbolique, en raison de la formule d’amendement de la constitution imposée au Québec par Pierre Elliott Trudeau en 1982, il réclame que le gouvernement libéral applique au budget du lieutenant-gouverneur le même régime d’austérité qu’il inflige à l’ensemble de la population québécoise.

«On apprend que l’agenda du lieutenant-gouverneur sortant, Pierre Duchesne, ne contenait que quelques rares activités, sauf quand il remettait ses médailles. Dans les faits, le lieutenant-gouverneur ne sert pas à grand-chose. C’est un travailleur saisonnier qui nous coûte 749 000 $ par année sans aucune utilité pour les Québécoises et Québécois. Comme on aurait besoin de l’accord de Justin Trudeau et de toutes les provinces pour abolir cette babiole monarchique, peut-on au moins arrêter de payer pour ça?», de s’insurger monsieur Bergeron.

Face à une réponse élusive donnée par le ministre Fournier, le député de Verchères est revenu à la charge: «Mis devant les faits, son aide de camp répond que c’est normal, que le lieutenant-gouverneur est comme un pompier, toujours prêt pour répondre à l'appel. S’il y a quelque chose qu’on n’a jamais entendu, c’est bien: "On a un problème urgent à régler, appelons le lieutenant-gouverneur"! Les pompiers sauvent des vies. Le lieutenant-gouverneur ne sauve rien pantoute et surtout pas de l’argent! Est-ce qu’on peut mettre fin à la farce et arrêter de payer 750 mille piastres pour un "pompier royal"?», de tonner Stéphane Bergeron.

Rappelons que le budget du lieutenant-gouverneur est le seul à avoir été maintenu intégralement, dans un contexte où le gouvernement libéral de Philippe Couillard, obnubilé par l’austérité, coupe dans les services et qu’il s’attaque notamment aux familles, aux élèves en difficulté, aux patients ayant besoin de soins, aux régions, au milieu communautaire et à la classe moyenne.

Stéphane Bergeron demande au gouvernement Couillard de faire le point sur le projet de registre québécois des armes à feu

À la lumière du résultat des dernières élections fédérale, ayant dépêché à la Chambre des communes une majorité de députés favorables au transfert des données québécoises du défunt registre fédéral des armes à feu au gouvernement du Québec, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations Québec-Canada, monsieur Stéphane Bergeron, s’est adressé à la ministre de la Sécurité publique, le 21 octobre dernier, pour lui demander de faire le point sur ses intentions quant à la création d’un registre québécois.

«En juin dernier, nous avons eu confirmation que, malgré les nombreuses tentatives des conservateurs pour les détruire, les données québécoises du registre des armes à feu existent toujours. Le gouvernement fédéral s'est vu contraint de les remettre à la cour. Curieusement, le premier ministre du Québec a jeté l'éponge sans raison, en ne mentionnant même pas la question du registre des armes à feu dans ses demandes aux chefs des partis fédéraux. En débat des chefs, le nouveau premier ministre désigné du Canada, Justin Trudeau, a affirmé que, même s'il n'allait pas recréer le registre des armes à feu, il allait au moins transmettre les données au gouvernement du Québec. Puisque le gouvernement fédéral entend nous transmettre les données, la ministre de la Sécurité publique peut-elle s'engager à mettre en place rapidement le registre québécois?», a demandé Stéphane Bergeron.

Devant le caractère évasif de la réponse de la ministre, en dépit des bonnes intentions affichées, le député de Verchères est revenu à la charge: «Peut-on avoir une idée un peu plus précise de l’échéancier que la ministre a en tête? Parce qu'il y avait eu une indication de la part du premier ministre à l'effet qu'on attendrait qu'on ait les moyens de le faire. Moi, je pense qu'il y a urgence, et qu'on doit procéder rapidement avec la création du registre». Selon lui, il est inconcevable de dire aux policiers qui comptent sur un tel registre pour assurer leur sécurité lorsqu’ils doivent intervenir dans des conditions potentiellement dangereuses ou aux femmes qui craignent pour leur propre sécurité qu’on n’a pas d’argent pour ça.

«La ministre nous parle d'un cadre législatif. Il existe déjà un cadre législatif – qui avait été appuyé par le parti libéral, d’ailleurs - dans l'éventualité où le fédéral nous transférerait les données. Or, nous savons maintenant que ces données seront bel et bien transférées. Nous sommes donc prêts à procéder rapidement. La ministre doit être consciente que les données existent, mais elles ne sont plus mises à jour. À chaque mois, chaque semaine, chaque jour de retard, ces données deviennent de moins en moins pertinentes. Plus on attend, plus ça coûtera cher. Pourquoi la ministre retarde-t-elle, en raison de l'austérité la mise en place du registre?», a conclu Stéphane Bergeron, en fustigeant la ministre pour avoir laissé entendre que les données ne sont déjà plus à jour, ce qui, selon lui, ne reflète pas la réalité et est donc préjudiciable pour la position du Québec dans ce dossier.

 

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