Le gouvernement Couillard ferme les yeux devant une attaque aux droits et libertés des Québécois

Adoption finale du projet de loi C-51

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Alexandre Cloutier, le député de Matane-Matapédia et porte-parole en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, et le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, dénoncent vivement l’adoption finale du projet de loi C-51 par le gouvernement fédéral et l’inaction du gouvernement du Québec, qui n’a pas pris les moyens nécessaires pour défendre les Québécois.

En accordant des pouvoirs d’intervention sans précédent au Service canadien du renseignement de sécurité, Ottawa affaiblit les droits et libertés des Québécois. «Le projet de loi C 51 ouvre la porte à de dangereux dérapages. La nécessité et l’urgence d’agir pour mettre en place des mesures visant à lutter contre le terrorisme ne doivent pas devenir un prétexte pour brimer les libertés civiles», a affirmé Alexandre Cloutier.

Le Parti Québécois déplore l’inertie du gouvernement du Québec, qui n’a rien fait pour défendre les droits et libertés des Québécois dans ce dossier. «La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, et ses collègues ministres de la Sécurité publique et des Affaires intergouvernementales canadiennes n’ont proposé aucun amendement à Ottawa. La convocation d’un obscur comité de travail n’a donné aucun résultat. Le seul geste qu’aura fait le gouvernement du Québec, c’est transmettre une vague lettre de doléances au gouvernement fédéral, et ce, à la suite de pressions répétées du Parti Québécois», a ajouté le député de Lac-Saint-Jean.

De plus, selon son agenda, la dernière discussion de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, avec son homologue fédéral, Steven Blaney, remonte au 2 mars dernier. «Ça fait plus de trois mois. Si la ministre n’a rien fait après avoir cosigné une lettre, il n’est pas étonnant que les demandes du Québec n’aient pas eu de suite», a déclaré Pascal Bérubé.

«Encore une fois, le Québec fera les frais de l’inaction du gouvernement libéral face à l’intransigeance canadienne. Des Québécois risquent de subir les impacts de mesures censées viser des terroristes potentiels, et ce, simplement parce qu’ils contestent les politiques du gouvernement Harper. Comment Philippe Couillard peut-il justifier que son fédéralisme de collaboration se soit soldé par un lamentable échec, avec l’adoption finale du projet de loi C-51?», a conclu Stéphane Bergeron.

Le gouvernement libéral doit défendre les intérêts de nos agriculteurs

Gestion de l'offre

Le député de Berthier et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, André Villeneuve, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, pressent le gouvernement libéral d’agir pour défendre les intérêts des agriculteurs québécois dans le dossier du Partenariat transpacifique qui, de toute évidence, sacrifiera la gestion de l’offre.

«Personne n’est dupe! À travers tout le Québec, les agriculteurs sont inquiets. Ils savent que le Canada ne joue pas franc-jeu, qu’il est prêt à les sacrifier, que ses priorités sont bien loin des leurs. Partout, ils se mobilisent pour défendre la gestion de l’offre, qui permet à des centaines de PME québécoises de prospérer et d’enrichir nos régions», a rappelé André Villeneuve.

De son côté, Stéphane Bergeron a ajouté que dans ce dossier, le devoir du gouvernement du Québec est non seulement d’appuyer les agriculteurs d’ici et de défendre leurs intérêts, mais également de s’assurer qu’Ottawa s’engage tout aussi fermement en faveur du maintien de la gestion de l’offre. «C’est une priorité pour le Québec, et c’est le devoir du gouvernement du Québec de s’assurer que ce soit également une priorité pour le gouvernement fédéral. Nous avons besoin de garanties de sa part. En l’absence de telles garanties, le gouvernement du Québec devra s’engager à ne pas ratifier le Partenariat transpacifique», a t-il soutenu.

«Le ministre de l’Agriculture a beau dire qu’il tisse des alliances avec les provinces canadiennes, ce n’est pas à Toronto qu’il doit faire pression, c’est à Ottawa! Il doit cesser de se comporter en quêteux et, une fois pour toutes, faire respecter les agriculteurs du Québec», a ajouté le député de Berthier.

«Un Québec province, c’est un Québec soumis aux desiderata du gouvernement fédéral. Un Québec indépendant, lui, aurait sa propre voix pour négocier les traités, notamment de libre échange, à l’international», a conclu Stéphane Bergeron.

Un projet de loi du Bloc Québécois qui mettra fin aux décisions unilatérales d’Ottawa

Péage sur le pont Champlain

Pour le Bloc Québécois, le pont Champlain est l’illustration du coût à payer par le Québec pour le système fédéral. Entouré des candidats bloquistes et des députés du Parti Québécois de la Rive-Sud ainsi que de représentants syndicaux et de chercheurs, le chef du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, a rappelé l’opposition du Bloc Québécois au partenariat public-privé avec péage en condamnant l’attitude d’Ottawa: «On nous impose un pont plus cher pour laisser passer la navigation jusqu’en Ontario, mais avec un péage pour faire payer les Québécois. Malgré la volonté commune des citoyens, des gens d’affaires et des autorités québécoises, régionales et municipales, le fédéral impose ses volontés dans le dossier du pont Champlain. Il est impossible pour Québec d’avoir une voix au chapitre lorsqu’il est question de financer la construction, l’entretien et la gestion du pont de remplacement par un péage. Il est temps de mettre fin à cette situation. D’ici à ce que l’on récupère tous nos leviers décisionnels, le Québec a besoin d’une forte délégation de députés entièrement dévoués à nos intérêts».

Au lendemain des prochaines élections, le Bloc Québécois déposera un projet de loi qui imposera à Ottawa l’obligation de s’entendre avec le gouvernement du Québec sur la construction et le financement du pont Champlain.

«Ottawa se donne le droit de financer un pont essentiel au maintien de la voie maritime du Saint-Laurent et au développement du Canada central en imposant un péage pour les utilisateurs routiers au Québec. L’option imposée par le fédéral équivaut à condamner les usagers à acheter le pont au prix qu’il fixera, mais sans en devenir propriétaire à terme. Devant de telle proposition, le Québec doit avoir son mot à dire et c’est ce que nous lui permettrons de faire. En fait, pour tout ce qui touche notre fleuve, le Québec doit avoir un veto», a ajouté Mario Beaulieu.

«Tous les élus de l’Assemblée nationale s’opposent au péage sur le pont Champlain. Un péage nuirait de de façon significative au développement économique de toute la région métropolitaine. Ce n’est pas au gouvernement fédéral d’imposer ses choix unilatéralement dans l’organisation du transport de la grande région métropolitaine», ont ajouté Martine Ouellet et Stéphane Bergeron à titre de porte-paroles du Parti Québécois.

Pour le Bloc Québécois la nécessité de replacer un pont qui tombe en ruine est due à la mauvaise planification, à la conception déficiente et la négligence de l’entretien du pont actuel ainsi que le refus d’agir en temps opportun afin de corriger la situation de la part du fédéral. « Pour le gouvernement conservateur, il est impératif que le projet soit livré à temps parce qu’il n’a rien prévu au-delà de 2018. Il n’y a aucun plan! La négligence du fédéral lui impose une solution rapide et c’est ce critère qu’il utilise pour justifier le choix d’un PPP envers et contre tous. Ça n’a aucun sens », s’est indigné le chef du Bloc Québécois.

Le Québec a-t-il obtenu des garanties concernant le maintien de la gestion de l'offre?

Négociations sur le Partenariat transpacifique

Le 28 mai dernier, prenant le relais, à l’Assemblée nationale, de son collègue de Berthier et porte-parole de l’opposition officiellement en matière d’agriculture, monsieur André Villeneuve, le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales, monsieur Stéphane Bergeron, s’est inquiété des implications sur l’avenir du système de gestion de l’offre pouvant éventuellement découler des négociations qui ont présentement cours pour parvenir à un accord de libre-échange transpacifique.

Rappelons que le système de gestion de l’offre s’applique présentement, au Canada, sur les produits laitiers, les œufs et la volaille. Il impose une surtarification sur les importations de ces produits au-delà d’un certain seuil et la planification de la production sur le territoire, de telle sorte d’assurer un revenu décent aux producteurs agricoles du Québec et du Canada, tout en assurant aux consommateurs un accès à des aliments de qualité à des coûts stables, le tout sans la moindre subvention gouvernementale.

Devant les réponses lénifiantes données par le gouvernement aux questions de son collègue, le député de Verchères n’a pu s’empêcher de rappeler l’attitude généralement complaisante du gouvernement libéral par rapport à Ottawa et les périls que celle-ci pourrait faire courir au système de gestion de l’offre. «C’est toujours le même scénario avec ce gouvernement: les libéraux présentent une demande timide au fédéral, qui ne répond pas; le gouvernement ne fait aucun suivi, puis on se retrouve les mains vides. C’est le cas pour le chantier Davie, la lutte à l’itinérance, le péage sur le pont Champlain, les données du registres des armes à feu, et j’en passe».

«La réalité, c’est que le fédéral est prêt à larguer la gestion de l’offre. Je le sais, car j’ai siégé à Ottawa; le fédéral s’est toujours montré disposé à mettre la gestion de l’offre dans la balance pour faire aboutir des négociations commerciales. Si nous étions souverains, nous n’aurions pas à subir ces vils marchandages sur le dos du Québec! Le gouvernement a-t-il obtenu des garanties fermes quant au maintien de la gestion de l’offre ou s’apprête-t-il lui aussi à baisser les bras pour ne pas indisposer le grand frère fédéral?», de conclure Stéphane Bergeron.

Quand les libéraux vont-ils enfin se tenir debout face au gouvernement fédéral?

À l’occasion de la période de questions, le 12 mai dernier, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Affaires intergouvernementales canadiennes, monsieur Stéphane Bergeron, a questionné le premier ministre quant à sa stratégie pour le moins équivoque de défense des intérêts et revendications du Québec face au gouvernement fédéral.

«Le premier ministre s'est présenté devant l'Assemblée législative de l'Ontario pour y énumérer les modestes demandes du Québec au gouvernement fédéral. Pourquoi à Queen's Park plutôt qu'à l'Assemblée nationale ou même à Ottawa? C'est pour le moins surprenant quand on sait que, selon Mario Dumont, même le premier ministre Robert Bourassa aurait refusé cette tribune qu'il aurait jugée trop "provincialiste". Les libéraux demandent encore moins que Jean Charest en 2008, quand il avait écrit une lettre aux partis fédéraux, énumérant une dizaine de revendications. Quand on demande moins que Jean Charest, c'est pas peu dire! Au lieu d'aller faire des beaux discours devant les députés ontariens à Toronto, le premier ministre peut-il dresser la liste exhaustive des demandes du Québec, l'adresser formellement aux partis politiques fédéraux et exiger d'eux qu'il la respectent?», a d’emblée demandé monsieur Bergeron.

Le premier ministre cherchant à faire diversion par des réponses dilatoires, le député de Verchères est revenu à la charge: «Rien sur le péage sur le pont Champlain; rien sur l'apport du chantier Davie dans les contrats de la marine canadienne; rien sur la compensation pour la destruction des données du registre des armes à feu; rien sur l'imposition d'une commission pancanadienne des valeurs mobilières; rien sur les conditions du financement de la lutte contre l'itinérance; rien sur le financement de Radio-Canada en région; rien sur l'abolition du crédit d'impôt aux fonds de travailleurs. On abandonne avant même d'avoir demandé quoi que ce soit! Le premier ministre présente des demandes à tout le monde partout, sauf au gouvernement fédéral. Quand les libéraux vont-ils enfin se tenir debout face au gouvernement fédéral?»

Afin d'illustrer la nécessité de demeurer vigilants face aux tentations centralisatrices d'Ottawa, Stéphane Bergeron a présenté une motion qui se lit ainsi: «Que l'Assemblée nationale dénonce toute proposition visant à ce que le gouvernement fédéral mette en place un ministère des Affaires municipales ou des Affaires urbaines, ce domaine étant une compétence exclusive du Québec». Cette motion fut adoptée à l’unanimité et sera transmise à la Chambre des communes, ainsi qu’aux partis fédéraux.

 

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