Quand le premier ministre ira-t-il à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec?

Philippe Couillard à Queen’s Park

Le député de Chicoutimi et chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, et le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, demandent au premier ministre d’agir concrètement afin de faire valoir les intérêts du Québec face au gouvernement fédéral.

«Philippe Couillard s’est trompé de tribune; c’est à Ottawa qu’il doit se rendre. À Queen’s Park, il affirme que le Canada devra un jour reconnaître la spécificité du Québec, mais qu’a-t-il fait, depuis un an, pour la faire valoir? C’est bien beau de s’adresser au Parlement ontarien, mais qu’en est-il des actions concrètes auprès d’Ottawa? Prenons les dossiers de l’application de la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et du registre des armes à feu; avant même d’avoir formulé des demandes, le gouvernement a abdiqué. En effet, il ne réclamera pas de compensation pour la destruction des données. Visiblement, Philippe Couillard préfère de loin s’en prendre aux familles et aux régions du Québec plutôt que de revendiquer leur juste part face à Ottawa», a déclaré Stéphane Bédard.

Le chef de l’opposition officielle rappelle par ailleurs qu’en août dernier, la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a affirmé que la place du Québec au sein du Canada n’était pas sur l’écran radar.

Stéphane Bergeron a quant à lui fustigé le premier ministre pour la très courte et timide liste de demandes qu’il a présentée à Ottawa en prévision des prochaines élections fédérales. «La liste du premier ministre est nettement insuffisante. Philippe Couillard présente encore moins de demandes que Jean Charest, qui en avait énuméré une dizaine lors de l’élection fédérale de 2008. Le Québec est totalement ignoré dans plusieurs dossiers, dont ceux du péage sur le pont Champlain, de la part qui devrait lui revenir pour les contrats de construction de navires, et de l’imposition d’une commission pancanadienne des valeurs mobilières. La liste est longue; le premier ministre doit aller au-delà des paroles et prendre enfin ses responsabilités», a-t-il ajouté.

Les libéraux font payer aux Québécois ce qu'ils n'osent pas demander à Ottawa

Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales et de francophonie canadiennes, monsieur Stéphane Bergeron, a profité de l’étude des crédits du Secrétariat aux Affaires intergouvernementales canadiennes, le 4 mai dernier, pour interroger le ministre responsable au sujet de ce qu’il entend faire pour mettre un terme aux multiples différends qui persistent entre Québec et Ottawa. Ce faisant, il a mis en lumière les impacts, sur les familles québécoises, de l’apparente complaisance du gouvernement libéral face à Ottawa.

Le député de Verchères s’est d’abord employé à démontrer les résultats timorés obtenus par le gouvernement libéral depuis son élection, au chapitre des revendications du Québec à l’égard du fédéral. «En juin 2014, je questionnais le ministre, par exemple, sur les dossiers des transferts canadiens en santé, sur les investissements en infrastructures ou encore sur le traitement réservé aux dividendes d’Hydro-Québec, autant de dossiers pendants qui privent le Québec de plusieurs millions de dollars chaque année. En réponse, outre une détermination de façade, il avait été incapable de nous donner le moindre échéancier ou même l’esquisse d’un plan de match. À la lecture du plan budgétaire libéral de cette année, dont certains passages ne sont que des copiés-collés de l’année dernière, force est de constater qu’il n’y a eu aucune avancée significative», de déclarer monsieur Bergeron.

«Alors que le gouvernement libéral fait preuve d’une détermination sans borne pour demander aux Québécoises et Québécois de se serrer la ceinture, il se démène pas mal moins pour récupérer notre dû auprès du fédéral. C’est pourtant plus de trois milliards de dollars que nous pourrions récupérer si le gouvernement du Québec parvenait à régler les multiples différends qui l’opposent à Ottawa. Le ministre n’aurait pu mieux illustrer cette attitude aplaventriste qu’en affirmant, comme il l’a fait, qu’il ne demandera aucune compensation financière pour la destruction du registre des armes à feu. Pire; il se refuse à le faire parce qu’il anticipe déjà une réponse négative et reconnaît candidement que les Québécois devront donc payer de nouveau!», de s’indigner le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales et de francophonie canadiennes.

«Or, on retrouve cette même attitude navrante de la part du gouvernement libéral dans les dossiers, entre autres, des chantiers maritimes Davie ou du pont Champlain… Est-ce que ce sera encore aux Québécoises et Québécois de payer la facture? Pourtant, ce gouvernement qui coupe dans tous les services à la population et qui n’a de cesse d’exiger des sacrifices aux familles de la classe moyenne, ainsi qu’aux enfants dans nos écoles et nos CPE ou aux malades dans nos hôpitaux, préserve un seul Québécois de ce régime minceur drastique: le représentant de la reine, qui conserve tous ses budgets! C’est le comble!», a conclu Stéphane Bergeron.

Que fait le gouvernement pour venir en aide aux ressortissants québécois isolés au Népal?

Séisme meurtrier au Népal

À l’occasion de la période de questions, le 30 avril dernier, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales, madame Carole Poirier, et le député de Verchères et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales, monsieur Stéphane Bergeron, ont interpellé la ministre des Relations internationales au sujet de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent plusieurs ressortissants québécois dans des régions isolées du Népal à la suite du séisme dévastateur survenu le 25 avril et qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes.

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve a rappelé à la ministre que deux Québécoises, Sandrine Hamelin et Ophélie Gauthier-Barrette, ont survécu aux nombreuses avalanches meurtrières déclenchées par ce violent tremblement de terre. «Ce sont des hélicoptères israéliens et népalais qui les ont transportées à l'entrée du parc national de Langtang, d'où elles ont pu parler à leurs parents pour la première fois. Malgré plusieurs appels désespérés des parents au ministère fédéral des Affaires étrangères, elles n'ont pas encore eu de secours du gouvernement canadien. On leur aurait répondu qu'elles pourraient être rapatriées seulement une fois qu'elles seraient à Katmandou, la capitale népalaise. Or, elles sont coincées à 150 kilomètres de là, dans les montagnes, et les routes ont été détruites par le tremblement de terre. Il faut envoyer des secours les chercher. Qu'est-ce que la ministre et le gouvernement du Québec font pour aller chercher nos Québécois?», de demander madame Poirier.

Constatant que la ministre s'en remettait essentiellement au gouvernement fédéral, le député de Verchères est revenu à la charge: «La situation est non seulement dramatique, catastrophique même, pour les Népalais, elle l'est également pour des Canadiens et des Québécois qui sont aux prises avec la situation. On se fait répondre, de façon très technocratique, de se rendre à Katmandou pour y être évacué. Ces gens, dont Ophélie Gauthier-Barrette, originaire de ma circonscription, se trouvent dans les montagnes, à quelque 150 kilomètres de la capitale d'un pays totalement désorganisé. Que fait le gouvernement pour amener le ministère des Affaires étrangères à secourir Ophélie, ainsi que les autres Québécoises et Québécois qui sont aux prises avec cette situation et qui sont actuellement sans ressources?», a finalement déclaré Stéphane Bergeron.

Travailleurs temporaires: Une décision unilatérale d’Ottawa qui fera mal au Québec

Le député de Bourget et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, Maka Kotto, le député de Berthier et porte-parole en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, André Villeneuve, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, déplorent l’inaction de la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, qui a été obligée de reconnaître, hier, que la réforme du programme fédéral de travailleurs étrangers temporaires allait être imposée par le gouvernement d’Ottawa, et ce, sans tenir compte des particularités québécoises.

«La ministre Kathleen Weil a affirmé que les fonctionnaires québécois n’ont pas réussi à s’entendre avec Ottawa pour éviter que la mise en œuvre des modifications annoncées nuise au développement économique du Québec. Or, ce n’est pas aux fonctionnaires de négocier ces ententes, c’est à la ministre! On aurait pu s’attendre à plus de leadership de sa part, mais elle s’est contentée de déplorer qu’Ottawa ait pris sa décision sans tenir compte du Québec. Elle aurait dû intervenir bien avant et avec fermeté pour dénouer cette impasse. Cela nous démontre, encore une fois, la nécessité pour le Québec de contrôler toutes ses politiques d’immigration. Nous n’avons besoin ni de l’opinion, ni de l’intransigeance, ni de la vision du fédéral», a déclaré Maka Kotto.

Le député de Bourget ajoute, par ailleurs, que la ministre, lors d’une interpellation à l’Assemblée nationale, le 20 mars dernier, avait mentionné qu’elle n’avait pas l’intention de demander le rapatriement des pouvoirs en matière d’immigration, arguant que «l’entente Canada-Québec fonctionne très bien» et que les ministères se parlent «souvent». Visiblement, cela n’a pas été le cas dans le dossier des travailleurs temporaires.

«Les entreprises qui recrutent à l’étranger, notamment celles du domaine agroalimentaire, sont déjà aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre, et les nouvelles mesures fédérales ne feront qu’alourdir leur fardeau administratif. La survie même de certaines entreprises peut être en jeu, et Ottawa n’en tient pas compte», a déploré André Villeneuve.

«Dans ce cas-ci, comme dans bien d’autres, le fédéralisme alourdit la bureaucratie et nuit aux entrepreneurs, aux travailleurs et aux entreprises agricoles. Le fédéralisme ne fonctionne pas. La ministre Weil reconnaît avoir reçu une lettre et demandé une rencontre, mais sans succès. Ainsi va la vie dans le régime fédéral canadien; même si les libéraux pratiquent l’à-plat-ventrisme, Ottawa lève le nez sur le gouvernement du Québec. La ministre n’y voit-elle pas une nouvelle preuve que le Québec doit contrôler tous ses pouvoirs, y compris en matière d’immigration?», a conclu Stéphane Bergeron.

Les gouvernements québécois et canadien doivent intervenir

Présumé criminel de guerre libre d’entrer au Canada

Québec, le 10 avril 2015 – Le député de Bourget et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et responsable de la Charte de la langue française, Maka Kotto, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, exigent que le gouvernement fédéral prenne ses responsabilités en ce qui concerne un présumé criminel de guerre libre d’immigrer au Canada à cause d’une simple question de traduction, tel que le mentionnent certains médias aujourd’hui.

La Presse rapporte en effet qu’en raison de son incapacité à assumer la traduction de l’anglais vers le français d’une preuve visant un présumé criminel de guerre originaire de l’ex Yougoslavie, l’Agence des services frontaliers a abandonné les procédures, laissant à cette personne la possibilité d’entrer librement au Canada.

« L’Agence des services frontaliers laisse entrer un présumé criminel de guerre au Québec en raison de sa propre incompétence à faire valoir la langue française. C’est un non-sens! Est-ce que le gouvernement du Québec va laisser faire ça? Entend-il intervenir auprès d’Ottawa afin de corriger cette aberration? », a déclaré Maka Kotto.

« Au Québec, ça se passe en français. Il est ridicule qu’encore aujourd’hui, un organisme fédéral soit à ce point non fonctionnel en français qu’il permette l’entrée sur notre territoire d’un présumé criminel de guerre, alors qu’Ottawa prétend appliquer une politique de tolérance zéro en cette matière. Notre langue n’a pas de prix; la sécurité de la population non plus. Il est impératif que le gouvernement fédéral intervienne dans ce dossier, d’abord par principe, puisque ce pays dispose officiellement de deux langues officielles, mais aussi pour prévenir l’établissement chez nous d’un présumé criminel de guerre exploitant sans vergogne l’inaptitude linguistique d’une agence fédérale », a conclu Stéphane Bergeron.

 

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