La conjonction libérale à Québec et Ottawa n'est toujours pas à la hauteur de ses promesses...

Au terme de l'exercice annuel d'étude des crédits budgétaires, le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations Québec-Canada et de francophonie des Amériques, monsieur Stéphane Bergeron, s'est dit peu impressionné par le piètre bilan du gouvernement Couillard au chapitre des gains obtenus pour le Québec, et ce, malgré l'élection d'une quarantaine de députés libéraux fédéraux ayant contribué à l'accession de Justin Trudeau au poste de premier ministre à Ottawa. «Difficile d'obtenir beaucoup quand on demande peu! Pourtant, c'est exactement ce qui s'est passé; Philippe Couillard a présenté une liste édulcorée de revendications aux chefs de partis fédéraux, Justin Trudeau a pris peu d'engagements, qui se sont révélés timorés et vagues à souhait, puis n'a presque rien livré jusqu'à présent. C'était, pour ainsi dire, exponentiel, mais à la baisse! Toute une stratégie de négociations!», de déplorer monsieur Bergeron.

«Philippe Couillard a omis, volontairement ou non, d'évoquer avec les chefs de partis fédéraux certaines questions pourtant vitales pour le Québec, comme celle touchant le respect de la juridiction québécoise en matière de valeurs mobilières ou les transferts fédéraux en matière de services sociaux. Et quant aux questions qu'il a abordées, que ce soit au niveau des transferts fédéraux en matière de santé, des investissements pour les infrastructures, de la péréquation ou de la nomination des juges québécois à la cour suprême, les réponses de Justin Trudeau étaient percluses de bonnes intentions et de faux-fuyants permettant qu'elles puissent signifier, selon l'interprétation, une chose et son contraire. D'autres questions sont carrément demeurées sans réponse, comme en ce qui concerne les frontières nordiques du Québec, que le gouvernement Couillard estime pourtant essentielle à la mise en œuvre de son plan nord et de sa stratégie maritime. Quant aux résultats tangibles depuis, eh bien, dans la plupart des cas, on attend toujours, comme on peut notamment le voir en ce qui concerne l'aide fédérale à Bombardier!», a poursuivi le député de Verchères.

«Pour le reste, il fut assez amusant de voir libéraux et caquistes rivaliser pour se présenter comme les meilleurs défenseurs du Québec à l'intérieur du cadre fédéral canadien en se chamaillant sur leurs propositions respectives quant au processus de nomination des sénateurs québécois, alors qu'il s'agit d'un pouvoir qui relève toujours, ultimement, du seul bon vouloir du premier ministre fédéral. Comme la position caquiste se résume essentiellement à allumer un lampion dans l'espoir que le fédéral daigne se montrer conciliant, j'en ai profité pour demander au ministre des affaires intergouvernementales et de la francophonie canadiennes si la politique constitutionnelle du parti libéral du Québec repose toujours sur le Rapport Pelletier, prévoyant une réforme en profondeur du fédéralisme canadien, ce à quoi il a ostensiblement refusé de répondre. Ça permet de comprendre pourquoi ce gouvernement en demande si peu; j'imagine que c'est le meilleur moyen, pour lui, de ne pas être déçu de recevoir si peu...», de conclure Stéphane Bergeron.

Le Parti Québécois rappelle que Raif Badawi est toujours derrière les barreaux

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole du Parti Québécois en matière de relations internationales, Carole Poirier, et le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, ont déploré la décision d’Ottawa de donner le feu vert à la vente de blindés à l’Arabie saoudite et rappelé le traitement barbare infligé par ce pays au blogueur Raif Badawi. Ce matin en Chambre, Mme Poirier a d’ailleurs déposé une motion allant en ce sens, aussitôt rejetée par les libéraux de Philippe Couillard.

« La décision de Stéphane Dion, rendue publique aujourd’hui, de vendre des blindés légers à l’Arabie saoudite est une véritable insulte adressée à toutes les personnes qui luttent dans ce pays pour la liberté, en particulier la liberté d’expression, et qui subissent l’emprisonnement, la torture, et parfois même la mort dans des conditions parfaitement inhumaines », a déclaré la députée d’Hochelaga-Maisonneuve.

Rappelons qu’en février 2015, l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion demandant aux gouvernements du Québec et du Canada de faire tout en leur pouvoir pour que Raif Badawi puisse enfin rejoindre sa conjointe et ses enfants au Québec. « Depuis son élection, le premier ministre du Canada semble beaucoup moins s’intéresser à la libération de Raif Badawi, alors que, pour lui et sa famille, l’urgence n’est pas moins grande, bien au contraire. Il y a quelques jours, Justin Trudeau disait même qu’il ne fallait pas aller trop vite dans ce dossier. Trop vite, alors qu’il croupit en prison depuis quatre ans? La priorité du nouveau gouvernement libéral canadien est visiblement de ne pas contrarier les autorités saoudiennes – et d’avoir le temps de livrer les blindés au royaume –, plutôt que de respecter ses engagements et de défendre les droits humains les plus élémentaires », a pour sa part ajouté Stéphane Bergeron.

« En refusant ce matin de donner son consentement à la motion, le gouvernement libéral fait de nouveau preuve d’incohérence et d’improvisation. Après avoir accordé un certificat de sélection du Québec à M. Badawi et s’être engagé à plaider sa cause auprès d’Ottawa, Philippe Couillard préfère une fois de plus plier l’échine devant le grand frère canadien. C’est incohérent et irresponsable. Ce gouvernement n’est tout simplement pas à la hauteur du courage dont font preuve Raif Badawi et sa famille », a conclu Carole Poirier.

Le gouvernement fédéral doit fermer la brèche

Le député de Berthier et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture, André Villeneuve, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, s’inquiètent de l’impact de l’abandon des producteurs laitiers par le gouvernement fédéral, qui refuse d’ajuster la réglementation pour empêcher l’importation de protéines laitières, le lait diafiltré, des États-Unis.

« Cela contourne l’esprit de la loi et fait baisser le prix payé aux producteurs pour le lait qu’ils produisent. Nous parlons ici d’entreprises familiales, qui se transmettent de génération en génération. Les conséquences sont graves : entreprises fragilisées, investissements reportés, rêves brisés. Ces entreprises font la fierté du Québec et le ministre les a abandonnées. Il a laissé pourrir la situation. Il ne fait rien. La seule fois où il s’est levé, c’était pour attaquer la filière acéricole, un fleuron du Québec. Il doit agir, aller au-delà des paroles et penser aux hommes et aux femmes qui paient le prix de son inaction », a indiqué André Villeneuve.

Le député rappelle par ailleurs que le 1er décembre dernier, l’Assemblée nationale adoptait unanimement une motion qu’il a déposée, enjoignant le gouvernement fédéral à fermer la brèche réglementaire. « Le ministre Pierre Paradis aurait dû se servir de cette volonté unanime des parlementaires québécois pour se construire un rapport de force face à Ottawa. Ce qu’il n’a pas fait. Il doit agir, maintenant », a-t-il poursuivi.

« Le résultat de l’inaction du gouvernement libéral, c’est qu’Ottawa ne sent aucune pression du gouvernement du Québec et n’est donc aucunement pressé d’agir. Le ministre Paradis ne sait même pas si Philippe Couillard en a parlé directement au premier ministre Justin Trudeau! S’il était vraiment prêt à lutter pour que le fédéral ferme la brèche, il se serait arrangé pour être au courant de chaque mot prononcé à ce sujet par le premier ministre Couillard. Peut-être préfère-t-il ignorer la teneur des discussions entre les deux premiers ministres, car le sujet n’était pas à l’ordre du jour? Pierre Paradis doit faire plus qu’avoir une opinion. Il doit tout mettre en oeuvre pour que le fédéral ferme enfin la brèche », a conclu Stéphane Bergeron.

Investissement privé et création d'emplois anémiques; voici "l'effet libéral"!

Dans le cadre de sa réplique au discours du budget prononcée à l’Assemblée nationale, le 24 mars dernier, le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a vivement déploré le manque de vision et l’absence de plan de développement économique que révèle crûment cet exercice budgétaire grâce auquel les libéraux croyaient pouvoir relancer la deuxième moitié de leur lancinant mandat.

«L’absence de plan de développement économique libéral donne lieu à des résultats très décevants: croissance économique, création d'emplois et investissement privé anémiques. Et c'est écrit noir sur blanc dans le budget Leitao; faut le faire! Les deux vaisseaux amiraux du gouvernement libéral pour créer de l'emploi et générer de la croissance économique, c'étaient le Plan Nord et la stratégie maritime. Force est de constater qu’il n'y a pas un sous dans le présent budget, tout comme il n’y en avait pas non plus dans celui de l’année dernière et les prochains, pour le Plan Nord. Pour ce qui est de la stratégie maritime, ce sont des montants, encore une fois, anémiques qu'on investit là-dedans. Comment peut-on s’imaginer que c'est ça qui va relancer l'économie du Québec?», de s'inquiéter Stéphane Bergeron.

«C'est un budget sans vision avec des impacts dramatiques pour l'éducation. On a réinvesti un gros 180 millions de dollars en éducation, dont 80 millions ne sont que le recyclage de sommes qui avaient déjà été annoncées. Dans le cas de la santé, c'est 2 % d’augmentation, soit moins que l'augmentation des coûts de système, qui sont évalués à environ 5 %. Une autre façon de nous annoncer de nouvelles coupures en santé. Ce sont encore les jeunes, les patients et les familles du Québec qui vont devoir continuer à écoper!», a dénoncé monsieur Bergeron.

«On parle d'un budget "équilibré". Or, ce budget est tout sauf équilibré! À couper partout sans la moindre vision, le gouvernement a réussi à dégager un surplus qu'il camoufle en le transférant en totalité et sans le moindre débat public dans le Fonds des générations, qui a été conçu dans un souci d'équité intergénérationnelle pour rembourser la dette, mais qui affiche un taux de croissance inférieur à celui de la dette elle-même! Pendant ce temps, ce sont les générations qui sont présentement sur les bancs d'école qui font les frais, et pour longtemps, de l'austérité libérale, faisant fi de ce même principe d'équité intergénérationnelle», de poursuivre le député de Verchères.

«Nous avons malheureusement devant nous un gouvernement à quatre pattes devant le gouvernement fédéral, un gouvernement qui ne demande rien et qui n'obtient donc rien. Il a même été jusqu'à ne pas réitérer la demande traditionnelle du Québec en matière de santé, qui était de rétablir immédiatement à au moins 25 % la part fédérale du financement de la santé, ce qui est tout à fait inadmissible. On peut difficilement faire pire...», de conclure Stéphane Bergeron.

Le gouvernement du Québec ne demande rien, le Québec n'obtient rien

Réagissant au dépôt du budget fédéral, les porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec-Canada ainsi que de finances et de revenu, Stéphane Bergeron et Nicolas Marceau, ne peuvent que déplorer le navrant résultat de l’à-plat-ventrisme libéral à Québec.

« N’ayant pas lutté pour obtenir des gains à Ottawa, le gouvernement du Québec n’obtient, sans surprise, absolument rien pour le Québec. Que ce soit sur le plan des mesures économiques, des transferts en santé ou de l’assurance-emploi, le budget déposé hier le confirme : le Québec est encore ignoré. Quarante députés libéraux ont été élus au Québec le 19 octobre dernier, incluant le premier ministre Trudeau lui-même, et ils ne ramènent strictement rien pour les Québécoises et les Québécois », a déclaré Stéphane Bergeron.

Le gouvernement fédéral continue de faire miroiter des investissements de 120 milliards sur 10 ans mais, dans les faits, seulement 4 milliards seront investis cette année. « Les engagements fédéraux pour des investissements massifs dans les infrastructures ne sont pas au rendez-vous. L’eldorado promis reste un mirage, et le gouvernement du Québec n’a toujours pas obtenu d’entente garantissant que notre juste part sera versée en bloc et sans conditions. Au contraire, ce budget multiplie les ingérences dans les compétences du Québec, que ce soit en éducation ou en santé », a ajouté Nicolas Marceau.

Alors que le fédéral se permet ces nouveaux empiètements, aucun changement n’est annoncé au Transfert canadien en matière de santé (TCS) : la part du financement des soins par Ottawa continuera de diminuer. « Après avoir promis de régler l’insuffisance des transferts en santé, le gouvernement libéral adopte plutôt la même ligne de conduite que son prédécesseur conservateur. C’est écrit noir sur blanc dans le budget : les coupes dans le TCS sont maintenues. Pire encore, le gouvernement québécois, dans son budget déposé jeudi dernier, a reculé avant même d’avoir commencé à négocier, en donnant au fédéral une période de 10 ans pour effectuer le rattrapage, pourtant nécessaire dès maintenant. Avec le statu quo pour le TCS et la péréquation, le déséquilibre fiscal entre Ottawa et Québec reste aussi prononcé qu’avant le dépôt du budget. Le gouvernement Trudeau entend aussi donner suite au projet conservateur d’une commission pancanadienne des valeurs mobilières à Toronto, au détriment de notre secteur financier », a poursuivi Nicolas Marceau.

Le budget fédéral inclut aussi des améliorations à l’assurance-emploi, en prolongeant les prestations dans quelques régions, mais aucune du Québec. « C’est un excellent budget pour Saskatoon ou Fort McMurray, mais il n’y a pas de semaine additionnelle si vous vivez à Gaspé, à Shawinigan ou à Chicoutimi. De plus, le gouvernement du Québec reste seul à assumer les risques de l’investissement dans Bombardier, le budget ne contenant aucune annonce à ce propos, alors que des mesures d’aide à l’industrie automobile ontarienne s’y trouvent. Et, comme si ce n’était pas déjà suffisant, le ministre Daoust laisse entendre que si le fédéral devait ne pas contribuer, le Québec pourrait s’organiser seul. Il capitule avant même d’avoir livré bataille! C’est toute une position de négociation, ça, Monsieur! », a conclu Stéphane Bergeron.

 

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