Stéphane Bergeron dénonce l'amateurisme du gouvernement libéral de Philippe Couillard

Dossiers controversés concernant Rona, Bombardier et Air Canada;

QUÉBEC, le 25 février 2016 — C’est le 24 février dernier que le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations Québec-Canada, monsieur Stéphane Bergeron, est intervenu sur une motion du Parti Québécois exigeant le dépôt des garanties contraignantes qu'aurait obtenues le gouvernement du Québec dans les récentes transactions impliquant Rona, Bombardier et Air Canada.

«Depuis l'arrivée en poste du gouvernement libéral en 2014, on constate une tendance au laisser-faire sur le plan économique, conformément à l'esprit de cet hypothétique "effet libéral", qui, à lui seul, devait assurer la prospérité du Québec. Or, deux ans plus tard, on attend toujours que le gouvernement accouche enfin d'une nouvelle politique économique, après avoir jeté au panier celle du précédent gouvernement, avec, comme résultat, une création d’emplois famélique et une baisse du PIB au cours des deux derniers mois. C’est ça le résultat du laisser-faire libéral! Or ce même laisser-faire se poursuit lorsque des fleurons québécois passent à des intérêts étrangers, ce qui n’est pourtant pas sans conséquence. Quelles garanties a-t-on obtenues dans le cas de Rona, tant en ce qui concerne le siège social, la sauvegarde des emplois, de l'approvisionnement en produits québécois ou des détaillants? Il n'en en a obtenu aucune! Si le gouvernement ne veut pas soutenir l'économie québécoise, peut-il au moins éviter de lui nuire!», de tonner monsieur Bergeron.

«Alors que le gouvernement a investi 1.3 milliard de dollars dans le segment le plus en difficulté de Bombardier, on apprend qu’il n’a rien fait pour s’assurer que les Québécoises et les Québécois en aient pour leur argent. Or, quelques jours plus tard, l’entreprise tentait d'atténuer l'annonce de la perte de quelque 7 000 emplois, dont 2 400 au Québec, en nous annonçant l’achat, par Air Canada, d'au moins 45 avions de la CSeries. Mais cette transaction a été réalisée à quel prix, alors que des rumeurs circulent à l'effet qu'Air Canada aurait acquis ces appareils à 60% de leur prix de vente? À cela s’ajoute l’abandon des 1 800 travailleurs d’Aveos contre une improbable création de 1 000 emplois d’ici 2026. Qu'est-ce qu'on gagne au change? La vérité, c’est que le gouvernement, là encore, n'a absolument aucune garantie, car il n’y a pas eu le moindre engagement de la part d’Air Canada», de poursuivre le député de Verchères.

«Or, pour ajouter l’insulte à l’injure, le gouvernement fédéral a annoncé, dans la foulée de ces tractations, qu’il compte modifier la loi obligeant Air Canada à entretenir ses appareils à Montréal. Il est clair que le gouvernement de Philippe Couillard consent actuellement à de nombreuses concessions, mais pourquoi? Veut-on troquer la contribution d'un milliard de dollars que Québec attend d’Ottawa pour soutenir Bombardier, contre le fait d’accepter le passage du pipeline d’Énergie Est au Québec? La question se pose. En fait, il semble que, pour la première fois de l’histoire du Québec, ce ne soit plus un gouvernement fédéraliste que nous ayons devant nous, mais un gouvernement "dépendantiste"!», de conclure Stéphane Bergeron.


 

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