Le gouvernement fédéral doit fermer la brèche

Le député de Berthier et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture, André Villeneuve, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, s’inquiètent de l’impact de l’abandon des producteurs laitiers par le gouvernement fédéral, qui refuse d’ajuster la réglementation pour empêcher l’importation de protéines laitières, le lait diafiltré, des États-Unis.

« Cela contourne l’esprit de la loi et fait baisser le prix payé aux producteurs pour le lait qu’ils produisent. Nous parlons ici d’entreprises familiales, qui se transmettent de génération en génération. Les conséquences sont graves : entreprises fragilisées, investissements reportés, rêves brisés. Ces entreprises font la fierté du Québec et le ministre les a abandonnées. Il a laissé pourrir la situation. Il ne fait rien. La seule fois où il s’est levé, c’était pour attaquer la filière acéricole, un fleuron du Québec. Il doit agir, aller au-delà des paroles et penser aux hommes et aux femmes qui paient le prix de son inaction », a indiqué André Villeneuve.

Le député rappelle par ailleurs que le 1er décembre dernier, l’Assemblée nationale adoptait unanimement une motion qu’il a déposée, enjoignant le gouvernement fédéral à fermer la brèche réglementaire. « Le ministre Pierre Paradis aurait dû se servir de cette volonté unanime des parlementaires québécois pour se construire un rapport de force face à Ottawa. Ce qu’il n’a pas fait. Il doit agir, maintenant », a-t-il poursuivi.

« Le résultat de l’inaction du gouvernement libéral, c’est qu’Ottawa ne sent aucune pression du gouvernement du Québec et n’est donc aucunement pressé d’agir. Le ministre Paradis ne sait même pas si Philippe Couillard en a parlé directement au premier ministre Justin Trudeau! S’il était vraiment prêt à lutter pour que le fédéral ferme la brèche, il se serait arrangé pour être au courant de chaque mot prononcé à ce sujet par le premier ministre Couillard. Peut-être préfère-t-il ignorer la teneur des discussions entre les deux premiers ministres, car le sujet n’était pas à l’ordre du jour? Pierre Paradis doit faire plus qu’avoir une opinion. Il doit tout mettre en oeuvre pour que le fédéral ferme enfin la brèche », a conclu Stéphane Bergeron.


 

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