Le gouvernement Couillard refuse d’exiger d’Ottawa qu’il s’entende avec Québec avant de ratifier l’Accord de Paris

Le 5 octobre dernier, le député de Verchères, whip en chef de l’opposition officielle et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, monsieur Stéphane Bergeron, a présenté à l'Assemblée nationale une motion pour laquelle les libéraux, contre toute attente, ont refusé de permettre le débat. Cette motion se lisait ainsi: «Que l’Assemblée nationale exige, comme condition minimale préalable à la ratification de l’Accord de Paris par le gouvernement fédéral, la conclusion d’une entente avec le Québec sur sa mise en œuvre».

«Depuis fort longtemps déjà, le Québec est à l’avant-garde de la lutte aux changements climatiques. Les décisions prises et les efforts consentis au cours des dernières décennies font du Québec un leader mondial en la matière, et ce, malgré l’empressement de l’actuel gouvernement libéral. Il serait donc profondément inacceptable que l’argent des Québécoises et des Québécois serve à financer les centrales au charbon de la Nouvelle-Écosse, les sables bitumineux de l’Alberta ou l’oléoduc Énergie Est de TransCanada. En effet, à l’heure actuelle, le Québec sera le grand perdant du plan climatique canadien prévoyant que les subventions fédérales seraient prioritairement versées aux provinces où les émissions de GES sont les plus élevées. Il serait complètement indécent de faire payer aux joueurs les plus diligents et efficaces le prix des performances médiocres des cancres environnementaux», de déclarer monsieur Bergeron.

«Permettre au gouvernement fédéral de ratifier l’Accord de Paris sans une négociation préalable, comme le propose le ministre libéral de l’environnement, équivaudrait à lui donner un chèque en blanc. Or, le Québec a le pouvoir d’empêcher la ratification d’un tel accord. Nous ne souhaitons évidemment pas que cet accord achoppe, mais il est cependant nécessaire d’éviter que le Québec soit le grand perdant de sa ratification par le gouvernement fédéral. Il faut donc se garder cet atout dans notre manche et ne pas l’abandonner bêtement, comme semble vouloir le faire le gouvernement Couillard. Le rejet de la motion que j’ai présentée est une nouvelle illustration de l’attitude timorée des libéraux très provinciaux face au fédéral. Pourquoi le Québec, qui a développé son réseau hydroélectrique sans le moindre soutien du gouvernement fédéral, paierait-il en double en contribuant au subventionnement du rattrapage des autres provinces?», s’est indigné Stéphane Bergeron.


 

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